Compte-rendu Samoens – 1er Novembre

du 31/10 au 02/11/2013 | Samoens (74 - Haute-Savoie) | France

Compte-rendu samoens week-end du 1er octobre.

 

L’objectif du week-end était simple : descendre dans le CP16 jeudi soir, finir l’escalade dans l’aval de la rivière de la tête à l’homme vendredi, continuer les escalades dans l’amont samedi et ressortir dimanche. Tout ça en profitant de notre bivouac 4 étoiles installé lors de la dernière sortie. La grande conjonction était en place : un week-end long rallongeable, des cataphiles de dispo un week-end, une météo favorable et une absence de neige sur le massif. Cela n’arrive que tous les 5 ans, il faut en profiter ! Seule l’absence du Xa et du Dav nous a fait hésiter un petit peu…

Nous décollons de Lyon avec Vincent vers 11h30, les cataphiles suivent 3 heures derrières. Après une bonne route, nous montons au refuge, puis, un peu plus chargé, au CP16 dans la foulée. Nous faisons nos kits et sommes finalement prêt à rentrer sous terre à 19h30. Jusque là, tout se passe bien !

Afin de limiter l’écart de temps entre les cataphiles et nous, nous décidons d’équiper le shunt du premier méandre étroit entrevu lors de la dernière sortie. Et là, c’est le drâme… La mèche de la, pourtant neuve, ne veut pas pénétrer la roche. Après un quart d’heure d’essai dans tous les sens, il faut se rendre à l’évidence, la percussion de la perfo ne s’enclenche pas. Nous ressortons pour voir s’il n’y a pas une autre mèche dans le CP28, mais cela s’avère négatif. Nous décidons d’attendre les trois compères qui suivent pour prendre une décision sur la suite à donner à l’expé… Ils arriveront 2 heures plus tard. Pendant ce temps, nous réaménageons le CP28 pour nous occupons : nous libérons la « chambre d’ami » du dernier de tas de gravier qui l’obstruait en partie et répartissons du petit gravier au sol : ce sera plus confortable que les cailloux qui était en place. Nous installons aussi des mousses sur la bâche qui collecte l’eau, ce qui permet de limiter grandement le bruit. Le CP28 n’a plus rien à voir, c’est une bonne chose de faite !

Les cataphiles arrivent et la discussion d’engage. Est-ce que cela vaut le coup de descendre au CP16 sans perfo ? Faut-il se rabattre sur une autre cavité ? Finalement, nous décidons que le destin veut nous donner un signe : nous sommes cinq, c’est juste ce qu’il faut pour aller creuser au CP62. Cela vaut le coup de tenter notre chance !

Nous décidons donc de redescendre dormir au chalet. Nous y arriverons vers minuit trente… C’était bien la peine de partir tôt! Avec Vincent, nous aurons finalement mis 13 h pour aller de Lyon au chalet… C’est un record ?

Le réveil du jeudi matin est poussif : nous émergeons des duvets à 11h et partons vers le CP62 vers 12h30. Nous rentrons sous terre vers 14h30. Nous arrivons vite au fond. La piscine est à moitié remplie mais la pompe en place à vite raison de l’obstacle. Nous commençons alors à jouer aux bousiers. Lors de la dernière sortie, Xavier et Clément avait pas mal avancé et s’étaient arrêter sur une cloche. Nous passons 4 heures à élargir l’accès jusqu’à cette cloche afin de travailler un peu plus confortablement. Il n’y a qu’un piochon au fond et se faire passer la glaise est vite épuisant. Il faut effectivement être cinq pour travailler efficacement.

Nous travaillons dans un point bas qui n’est pas ventilé et l’accumulation de CO2 se fait sentir. Nous sommes bien essouflé et ça limite l’efficacité. Finalement, nous commençons à attaquer le fond de la cloche où la suite est quasiment totalement obstrué. Dès les premiers coups de pioche, un petit courant d’air aspirant se met en place. Cela permet de renouveler l’air et nous revivons enfin. Nous passons une heure de plus à élargir la cloche, sans vraiment avancer plus loin dans le boyau.

Nous arrêtons là. La quantité de glaise ressortie est impressionnante : nous avons fait du bon boulot, mais il faudra encore revenir. Pour la suite, il faudra aussi être 5 personnes. Cela vaudra le coup de ramener 2 piochons supplémentaire pour gagner en efficacité. Un bidon coupé et une corde pour faire des allers-retours dans le boyau seraient aussi appréciable. Nous ressortons vers 20h30.

Au chalet, nous retrouvons Bastien avec deux copains et passons une soirée sympa. Le réveil du lendemain à lieu sous la pluie. Nous installons l’abreuvoir qui trainait dans le champ d’ortie en contrebas du chemin au niveau du ruisseau pour se faire un joli coin lavage de matériel. La pluie cesse en fin de matinée et nous redescendons en début d’après-midi. Nous profitons de l’automne et du beau temps pour prospecter les barres rocheuses entre les lacets du chemin au dessus de la rivière. Le coin est de toutes beauté, mais nous ne trouvons rien de très engageant. Nous repérons aussi le départ de l’accès au grand proche qui nous nargue depuis le Tuet. A priori, une corde de 100 m et 4 ou 5 spits devraient être suffisant pour l’atteindre. Nous finissons par être de retour à Lyon à 19 h, avec un jour d’avance sur notre planning.

En conclusion, c’était un week-end bien sympa, même si la frustration d’avoir raté un créneau en or pour les explo au CP16 est fortement présente… Nous avons troqué une sortie de 60 h dans le réseau contre une sortie de 6h à creuser dans la boue. Mais au moins, on a avancé dans le CP62. La suite au fond est pour l’instant un triangle de 20 cm de large par 20 cm de haut et ça à l’air de remonter très légèrement. La présence d’un vrai courant d’air est plus qu’engageante ! Nous étions en régime estival (et oui ;o)), mais la différence de température était minime entre l’extérieur et l’intérieur, ce qui laisse augurer de belles découvertes si l’on insiste encore dans ce trou. Rendez-vous cet hiver ou au tout début du printemps ?

TPST : 6 h au lieu de 60 h...

Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.
Stéphane LStéphane L.
Gaëtan PGaëtan P.
Vincent SVincent S.

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