Exploration à la Grotte des Forges

le 12/01/2014 | Moirans en Montagne (39 - Jura) | France

Cela faisait un moment que le siphon terminal (S5) nous narguait, depuis sa découverte il y a presque deux ans. Steph et moi décidons de profiter de l’absence de neige pour tenter de le plonger ce dimanche.

Nous nous retrouvons samedi soir chez Lulu, où nous gonflons nos bouteilles, et discutons de notre objectif. Steph est motivé pour aller aux Forges, mais il est passé devant la résurgence du Pont de Beujon, elle coule et il aimerait bien continuer sa topo et sa fouille. Moi, je suis plus motivé pour les Forges…

Dimanche matin, nous partons tôt de chez Lulu, et, le temps de finir de préparer le matos, entrons sous terre à 10 h. Steph part en bi-4 l + 1 relais de 4 l pour S1/S2, et un relais de 5 l pour S3/S4. Moi, c’est pareil, sauf que je troque le relais de 4 l par un relais de 7 l pour maximiser la sécurité.

Je pars devant dans le S1, le fil est en assez bon état, mais il faut le réparer en 1 endroit où il a été coupé. Nous laissons notre premier relais à la sortie du S1, et portons tout le reste du bazar devant le S3. La encore, je passe devant, et doit réparer le fil en deux endroits, ce qui me fait pas mal consommer. Nous échangeons nos relais, et continuons le portage vers le S4. Steph passe devant, je le suis tout de suite. Pour la première fois, je trouve le siphon assez clair, et j’arrive à avoir une vision de la première partie que j’avais toujours passée à tâtons. Nous laissons les relais de 5 l à la sortie du S4, grimpons l’E4, puis filons au S5. 

Steph part devant en tirant le fil, je le suis en levant la topo. C’est assez clair, la galerie est confortable, entre 1,7 et 2 m de large, pour 1,5 à 2 m de haut, le sol est bien marqué par des coups de gouges et des marmites. Il se développe à 3 m de profondeur, et ressort au bout de 30 m pile poil. Nous faisons 12 m d’exondé dans un méandre sur diaclase de 2,5 m de haut pour 0,4 à 1 m de large. Il y a deux cheminées remontantes impénétrables au bout de 4 à 5 m, et au bout de ces 12 m de méandre déchiqueté, l’eau sort d’un nouveau siphon, le S6.

Steph repart devant, je le suis toujours en faisant la topo. Le siphon ressemble au précédent, vraiment joli, mais il tourne beaucoup plus, je doit faire une visée tous les 2 à 5 m, c’est vite long, et ça me fait consommer mon air assez rapidement. Il se développe entre -1 et – 5 m, il y a deux cloches vers 80 et 90 m, puis ça replonge à -3 m. Etant sur mes tiers, je suis obligé de m’arrêter à 100 m du départ du S6. Au retour, je ne consomme presque rien, j’aurais peut être pu finir la topo de ce siphon.

De retour à l’intersiphon S5-S6, je pose mes bouteilles, et lève la topo en estimant les longueurs, et j’escalade les cheminées, pour voir s’il y a un passage supérieur, mais sans succès. Puis, je me pose en oppo au sec au dessus de la vasque du S6 pour attendre Steph. Nous nous sommes dit avant la plongée que si Steph sort le siphon et que je n’y arrive pas, il a 3 h devant lui pour faire l’explo et revenir. Je vois les minutes défiler, et je comprends qu’il a du sortir le siphon. Mais 40 min après ma sorti du siphon, je vois ses bulles et ses lampes : il a sorti le S6, une vingtaine de mètres après mon arrêt, rajouté une dizaine de mètres d’exondé, plongé le S7, puis le S8, et c’est arrêté à court de fil dans le S9, toujours à la profondeur -1 m environ. Au total, il a déroulé 190 m de fil, ce qui fait environ 240 m de première, dont 140 topographiés.

A sa sortie, nous repartons vers la sortie. Nous nous arrêtons 15 min dans l’intersiphon S4-S5 pour manger un coup, puis rentrons. Lorsque nous retrouvons nos relais de 5 l et les arnachons, Steph a un problème : le robinet se met à fuir… Finalement, ça fera quand même le travail, et nous pouvons tout traverser sans soucis. Avec 3 bouteilles, je trouve le portage intersiphon de plus en plus dur, d’autant plus que sur le retour, je n’ai pas allégé mon casque, ce qui me fatigue la nuque.

Nous sortons à 18 h, et rentrons chez Lulu ou nous regonflons les bouteilles.

En conclusion, c’était une belle exploration, nous avons été assez efficaces, mais nous n’avons pas de bol, ça continue, il n’y a aucune raison que ça s’arrête comme ça, ça peut aller loin, il va falloir revenir, mais avec une bouteille supplémentaire (3 l ou 4 l) ! En revanche, pour le S4/S5, pas besoin de relais de 5 l, un relais de 4 l suffit amplement.

TPST : 8 h

Participants à l'activité

Stéphane LStéphane L.
Xavier RXavier R.

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