Virée dans l’aval du gouffre Jean-Bernard

du 24/01 au 26/01/2014 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Vendredi 24 janvier

Les Cataphiles montent en fin d’après midi au refuge en faisant la trace. Nous autres montons assez tard dans la soirée, et arrivons à minuit passé au refuge. Il n’y a pas beaucoup de neige pour la saison.

Samedi 25 janvier

A 9 h, personne n’a encore ouvert l’oeil. Les premiers se lève avec l’odeur du café, puis nous préparons les sacs. Arnaud, Patricia et Max partent devant tracer le chemin pour monter au V4 bis. Jonathan et moi les suivons pas loin de 30 min plus tard, et nous nous rendons compte qu’ils ont pris la direction de la combe aux Puaires. Tant pis, nous faisons nous même notre trace, et montons par la combe d’accès au A21, et nous rejoingnons le premier groupe dans le couloir remontant au V4. Finalement, tout le monde arrive presque en même temps au V4 bis.

L’équipe du fond entre en premier, avec un peu de nouille pour rééquiper certaines cascades où la corde est malade. Jonathan et moi partons les derniers, à 13 h 30. La descente jusqu’à -500 m se fait bien, c’est toujours un plaisir d’être dans cette rivière. A -500 m, nous rejoignons tout le monde et mangeons un coup. Steph, Arnaud, Patricia, Max et Antoine partent en direction de la Gourance et du fond. Je leur laisse le soin d’écrire leur compte rendu. Fred et Gaé montent dans la conduite forcée au dessus du bivouac désober le terminus d’Arnaud de l’hiver 2013.

Cédric, Jonathan et moi allons voir le siphon 69 que je ne connais pas. C’est assez intime, mais très esthétique, et je comprends les mots de Pierrot lorsqu’il racontait la première de cette partie de la rivière. La morphologie est bien différente de la rivière en amont du Bivouac et ce celle en aval de la Gourance. La caractéristique de ce bout de rivière, c’est qu’il coule dans l’Urgonien, mais sous une belle semelle de chevauchement avec de magnifiques structures CS (cisaillement), chevauchement très probablement responsable de l’ennoiement passé et actuel de la zone, et donc de la formation de tout le réseau de conduite forcée de -500 m et de la Gourance.

A notre retour au bivouac, Cédric et Jonathan préparent du thé, et je monte rejoindre Gaé et Fred. Ca passe presque, j’attends un petit peu, et ça y est, nous passons le remplissage qui avait arrêté Arnaud. Mais pas de bol, nous bouclons sur une partie connue qui redonne dans les conduites forcées du passage historique vers l’aval. Gaé et moi allons y faire un tour, et pensons qu’il peut être intéressant de tenter de suivre la conduite forcée en main courante.

Nous mangeons un coup, puis à 20 h 30 bien sonnées, Jonathan et moi remontons vers la sortie, qui nous atteignons un peu avant 01 h du mat. Nous descendons au refuge avec une météo très clémente, et le temps de nous changer et de nous restaurer, nous nous enfilons dans nos duvets à 3 h.

Dimanche 26 janvier

Le début de notre nuit est ponctuée de très forts coups de vent, et nous sommes réveillés vers 6 ou 7 h du matin par l’équipe d’Arnaud, Antoine et Patricia qui ont eu du mal à ouvrir la porte à cause de la neige entassée par le vent.

Nous nous réveillons tous à midi, puis attendons les derniers loulous qui ont bivouaqué à -500 m. Jonathan et moi allons jeter un oeil au dessus du refuge au BA3, récemment désobstrué par David et moi. Les deux trous sont ouverts par le courant d’air, alors qu’il y a près de 2 m accumulés dans la combe. A côté, il y a une autre ouverture, à fouiller ce printemps. Il y a du courant d’air soufflant, léger, mais bel et bien présent. Il va falloir insister sur la désobstruction de ces cavités, elles peuvent nous apporter pas mal de surprises !

Les derniers arrivent au refuge vers 17 h, nous plions et arrivons aux voitures vers 19 h.

TPST : 11 h pour Jonathan et moi

Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.
Stéphane LStéphane L.
Gaëtan PGaëtan P.
Xavier RXavier R.

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