Weekend à Samoëns : CP62, BA03a, BA06

du 17/05 au 18/05/2014 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Vendredi 16 mai

Nous montons au refuge, je suis le premier à arriver, et suis déjà dans les bras de Morphée lorsque Vie et Romain arrivent.

Samedi 17 mai

Il fait beau, nous nous levons tard, et préparons les sacs pour aller au CP62. Sur la montée, il y a encore pas mal de neige à partir du Pas de l’Avoine, neige fraîche de la semaine passée.

Arrivés à l’entrée du CP62, nous sommes surpris : il est difficile de dire où est l’entrée, tout le boulot que nous avions abattu 3 semaines auparavant est anéanti… Heureusement, nous avons monté avec nous la vieille pelle en alu, et 20 minutes plus tard, l’entrée est de nouveau ouverte. Finalement, le travail de la dernière fois a quand même été utile. Le temps de nous équiper, de mettre la corde dans le puits d’entrée tout en évitant les frottements, nous entrons tous sous terre à 16 h 30, et sommes peu de temps après à pied d’oeuvre au fond.

Comme nous nous y attendions, la désob est plein d’eau. Pas grave, je sors la pompe, l’ouvre, nettoie un peu, tourne l’hélice, remets le tout dans l’eau, branche la batterie, et hop, j’appuie sur le bouton magique… Et bien non, rien ne se passe. Je tente de renettoyer, je secoue l’interrupteur, je vérifie les connectiques, mais non, rien à faire… Je regarde l’indicateur de la batterie, mais non, il ne se passe rien, quelque soit le sens de l’interrupteur… J’ouvre l’interrupteur avec mon couteau, sors les fils de la pompe, et les mets directement dans la fiche de la batterie. La, ça marche, mais au niveau de la fiche de la batterie, vu la quantité de boue qu’il y a, ça fait de temps en temps des courts jus, et des étincelles. Autant dire que je n’insiste pas, et débranche le tout. Tant pis, il va falloir utiliser l’ancienne méthode…

Les shadocks se mettent au travail, et une grosse plus tard, tout est vide, mais nous, nous sommes complètement gaugés. Je m’enfile au jusqu’au terminus, Vie me suit. Je creuse au fond du terminus, fait passer mes boulettes à Vie qui les mets dans un seau. Je décide d’abaisser uniquement le fond de la cloche, et non pas l’ensemble de la cloche, car je me dit que si nous abaissons l’ensemble de la cloche, il va falloir sortir plus d’eau à chaque fois que nous viendrons… Et en même temps, j’essaye d’agrandir la suite. Je commence à bien voir, la galerie remonte, sur 60 cm, puis semble s’horizontaliser. Au sol, c’est principalement un lit de gravier qui remonte, ce qui est très bon signe (pente de sortie d’un siphon), c’est très facile à enlever, et plus j’en enlève, plus j’ai l’impression que ça aspire (attention, ce n’est tout de même pas un courant d’air décoiffant, mais ça aspire tout de même). Et pas de bol, je casse le manche du gros piochon. Je me retrouve à gratter juste avec un tout petit piochon, ce qui est loin d’être efficace. Le seau commence lui aussi à rendre l’âme… Au bout de 2 h, nous avons notre claque, Romain et Vie sont frigorifiés, et du coup, nous remontons doucement. Nous sortons à 21 h 30, avec un super coucher de soleil.

Sur le retour, les sacs sont très lourds car tout est chargé de glaise, mais nous savons qu’au refuge nous attend un bon boeuf bourguignon… 

Dimanche 18 mai

Nos nous levons tard et nettoyons le matos de la veille. Romain et moi profitons de cette belle journée pour claquer l’entrée du BA06 (plus d’étroiture, le bloc qui nous embêtait à disparu), ainsi que celle du BA03. Au total, nous utilisons 3 pailles. Au BA03, nous nettoyons bien l’entrée, il restera à sortir les quelques blocs tombés dans la suite pour pouvoir élargir le terminus.

Nous redescendons en début de soirée. Au pont des Barmes, Romain et moi remontons le ruisseau pour fouiller la base de la falaise. Nous repérons 2 porches qui seraient probablement à voir en rappel. Pendant ce temps, Vie descend tout seule… et rate l’intersection pour le parking du haut, et se retrouve donc tout en bas. Nous arrivons à la voiture avec quelques gouttes de pluie, et rejoignons Vie au parking du bas.

La, nous sommes interpellés par une jeune demoiselle qui nous pose des questions sur le JB. Elle nous apprend qu’elle est spéléo hongroise, et que son père est déjà venu au JB il y a longtemps. Visiblement, il est possible qu’elle revienne dans le courant du mois de juillet, et si tel est le cas, elle prendra contact avec nous.

TPST : 5 h

Participants à l'activité

Virginie HVirginie H.
Xavier RXavier R.
Romain RRomain R.

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