A la recherche (positive) du courant d’air de l’aval du JB

du 05/08 au 07/08/2016 | Samöens (74 - Haute-Savoie) | France

Vendredi

Départ de Lyon vers 15 h 30 pour passer la soirée avec Jean-Luc et Mireille Dinard qui ont loué un gîte. Jean-Luc est un ancien Vulcain et Insalien des années 70. Montée au chalet entre 22 h 30 et 23 h.

Samedi

Grasse matinée jusque vers 9 h 30. Il fait plus froid que prévu : le thermomètre indique 11°C. Ce n’est pas très bon pour l’objectif de notre week-end : essayer de détecter un courant d’air en provenance du réseau du Jean-Bernard dans et autour de la dooline repérée samedi 31 octobre 2015. Nous laissons passer ce qui reste de la matinée entre les deux chalets et grignotons « chez nous » à 13 h. A 14 h, le thermomètre indique 15°C. Nous montons à cette fameuse doline en une petite demi-heure emmenant l’arme nécesaire pour une chasse au courant d’air : un thermomètre.

Et bingo !

Un courant d’air faible mais régulier (de l’ordre de quelques cm/s) est perceptible au fond de la doline et dans une fissure quelques mètres plus haut. Nous multiplions les mesures de températures. L’air extérieur est à 15°C… mais l’air qui sort des deux fissures est à 5°C ; cela ne peut être que l’air du réseau. Pour vérification je mesure la température dans d’autres fissures équivalentes mais sans courant d’air. Le thermomètre ne descend pas en-dessous de 11 à 12°C.

Nous n’avons pas de matériel mais nous déplaçons quelques cailloux au fond de la doline. L’air sort d’un petit conduit entre les gravats et le plafond d’un énorme bloc. Il y a éventuellement le passage pour une chauve-souris. Cela restera à vérifier lors de la prochaine séance de désobstruction mais il se pourrait que « l’énorme bloc » soit de la roche en place et que le plafond du conduit soit le plafond d’une conduite forcée.

Notre objectif atteint à la hauteur de notre espérance, nous redescendons lentement vers le chemin (en cherchant quelques coléos). Nous dînons au refuge du haut.

Dimanche

Encore une bonne grasse matinée et, après avoir rangé le refuge, nous reprenons la chemin de la vallée vers 10 h 30 et sommes de retour à Villeurbanne vers 15 h 30. Nous avons de quoi rêver un peu !

Remarque :

La première séance de désobstruction nécessitera simplement pioche, piochon, marteau et burin, seau, pied de biche… et quelques gros bras. Si le gros bloc est effectivement la roche en place, la désob pourrait être rapide. Il n’en sera probablement pas de même s’il faut encore s’enfoncer dans l’éboulis en provenance des falaises du Criou. Il s’agit en tout cas d’un objectif qui peut changer complètement la vision de l’aval du réseau.

 

Ci-joint quelques photos de la doline. Sur la deuxième photo, la sacoche orange indique l’emplacement de la fissure où sort également le courant d’air.

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Participants à l'activité

Josiane LJosiane L.

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