Charlotte et Pemba + CH3

du 15/10 au 18/10/2015 | SAMOENS (74 - Haute-Savoie) | France

Jeudi 15 octobre 2015 :

Toute la montée se fait sous la neige, 5 cm de neige fraiche tout le long, les montagnes sont blanches.

Gaé en profite pour passer par les barmes (erreur de direction), car il préfère se perdre plutôt que de changer ses piles de frontales. Xa suit ses traces et le récupère avant les Barmes.

La nous voyons au refuge les dégâts, assez minimes, causés par un petit rongeur non identifié. Nettoyage, rangement et pose de pièges à souris sera fait dans le WE.

 

Vendredi 16 octobre 2015 :

Montée au CH3 (ex F3, à 2246m dans le bas des CH, bord gauche en montant, au dessus du C74, 300m plus loin mais à la même hauteur environ) dans la neige mais avec un temps sec mais plutôt froid pour la saison (ça gèle). La neige tient donc bien, mais la montée reste très agréable. Le CH3 a était topographié par Jacques Lopez et Christian Rigaldie en 1975, et assez peu repris depuis du fait de la présence de plusieurs névé. Par contre son emplacement est très interessant !

Direction et équipement du terminus amonts (P16/P8/R7), arrêté par ce qui était marqué sur la topo des année 90 par un siphon (topo déjà faites par cette équipe), et qui est à ce jour un petit boyau bien glaiseux avec une belle flaque d’eau. Présence d’un courant d’air (aspirant dans tout le réseau), nous sommes vers le CH16, et ce terminus aval de cette belle branche amont semble être très intéressant et demande un petit chantier de désob (A Faire cette hiver par exemple)… prévoir un râteau et un camion, 2 personnes suffisent, mais ce n’est pas la place qui manque. Par contre nous sommes sur un écoulement d’eau permanent, et selon la saison cette écoulement peut être assez important je pense. Prévoir des combis texer, voir une petite néoprène. le chantier est à 5 minutes de l’entrée. L’amont de ce méandre est très étroit, se pince sur le bas, et s’ouvre un peu par le haut, mais demande du boum boum pour un passage humain. Cette branche amont ne semble pas très intéressante et peut communiquer en faille de surface vers le CH16 (marqué Impénétrable sur la topo de 1975).

Nous laissons (vu la dernière fois avec Gaé), le départ à la base de ce puits (topo déjà faites par l’équipe des années 90), cette branche donne dans une salle avec un jolie névé, cette salle ouvre un petit méandre assez étroit sur la droite, ce méandre n’apparait pas sur la topo et devait être barré par le névé. La dernière fois nous avons remonté ce méandre en remontant ce névé sur 20 mètres environ, et nous avons fait demi-tour sur un pincement en hauteur, qui serait passable mais très technique, et demande plutôt l’usage de paille pour faire de la place en hauteur (présence de petit blocs). cette branche remonte donc et semble aller 10 mètres après sur une salle/puits assez grande, présence d’un fort courant d’air aspirant. Cette branche doit être explorée avec topo depuis la base du puis d’entrée (P16), prévoir donc perfo, boum boum et vêtement chaud (partie la plus froide et humide de CH3 pour l’instant).

Bref, remonté sur un méandre vers l’aval, son départ vers l’Ouest, dans l’axe du puits d’entrée, se situe 3 mètres avant la fin du puits d’entrée (P16). Ce méandre n’a pas était topographié et/ou vu par l’équipe des années 1975, et aucune trace sur un sol sableux et glaiseux n’a était vu par Gaé et moi la dernière fois. Un passage bas nous a demandé un creusage dans la glaise, et visiblement aucune trace ici non plus nous laisse supposer que nous faisons de la première.

Xa passe devant pour avoir un œil neuf et averti… Nous le retrouvons dans un des terminus, la tête dans une désob… Visiblement cette branche est très intéressante, et demandera à priori peux d’effort. ce terminus aval de cette belle branche aval oblige un petit chantier de désob (A Faire cette hiver par exemple)… prévoir un râteau et un camion, à 2 personnes voir 3. Il faut dégager des petits cailloux et se faufiler sur une pente descendante  de 50 degrés environ. Nous devinons à 2 mètres un petit replat et un changement de direction. Le début sera rapide et facile, la place est plutôt exiguë, mais sèche et chaude. léger courant d’air aspirant. La suite semble être très prometteuse selon Xa, au vue de sa direction et de son emplacement. En-effet, le but est de descendre !

La suite se situe dans la salle, la seule salle de cette branche, qui semble un peu complexe. Présence d’au moins 2 puits et de 2 départs, plus l’arrivée bien sur.

Le premier départ est le plus intéressant, le chantier de désob, en descendant, dans l’axe du méandre, celui mentionné précédemment.

Le second est le plus grand puits, sur le bord droit, un P6 env qui arrose bien. Ce puits est remonté par Gaé et CC en artif. Ils se font bien arroser, mais une fois arrivés en haut, ils équipent sur le 2ieme accès, un puits « parallèle » mais surtout sec… en fait c’est un grand puits ovale, coupé en deux par un pilier. Gaé et CC ne continue pas plus loin, il est  tard, mais visiblement cela donne sur un méandre et ça continue… fort courant d’air… D’après Xa cela peux donner sur des entrée en surface, donc bien moins intéressant, mais à faire quand même.

Le 3ieme départ est un méandre descendant (petit ressaut) avec 2 départs parallèles très étroits sur 2 mètres, se rejoignant et s’agrandissant par la suite. Léger virage à gauche 3/4 mètres après sans visuel. Courant d’air également… Prévoir boum boum, passage possible sans, mais sans baudart et avec de la motiv et de la technique. Méandre motivant, sec et interessant.

 

Le 4ieme est un départ tout de suite vers la branche amont d’arrivé, bord gauche tout de suite à 90 degrés, à 3 mètres de haut. Gaé est déjà allé voir le dernier coup en passant par mes épaules, pincement et impénétrable, faut juste faire la topo le prochain coup (2 visées). Départ visiblement peu interessant.

Gaé et CC laissent équiper ce dernier puits en corde de 10 mm en laissant 10 m de rabe pour la suite, en haut du puits, sur la tête de puits (corde non coupée).

Xa et moi-même faisons la topo en ressortant (topo à suivre, Xa s’en occupe).

Toute les autres cordes sont ressorties et redescendues au refuge, seule la corde d’explo du dernier puits aval de la branche aval (C10 à couper) et laissée en fixe. Prévoir une C25 pour le P16 d’entrée (+ une grande sangle pour la vire de l’aval) et une C15 pour le P8 du puits vers le siphon en amont, le ressaut se désescalade (une C8 serait pas non plus inutile), les amarrages sont laissés en fixe. Un perfo, du boum boum, un camion et un piochon serait indispensable pour la suite… Un corde d’explo avec une C25 en 10 mm à laisser en fixe + goujons et connecteurs aussi, en cas de 1ere dans un puits.

Nous ressortons en décalé et nous croisons Charlotte et Pemba vers 20 heures, pile devant le refuge… ils viennent de monter à l’instant, et finissent avec la lueur de la lune.

Soirée pâtes et apéro, tous ensemble, et mise au point de la traversée de demain… Le matériel de Bernard Lips, Josiane Lips et Stéphane Lips (texer) seront emprunté pour cette traversée… Pemba a l’honneur de porter la Texer à Pierrot Rias, merci à tous pour votre matériel, il est rangé et à sa place.

 

Samedi 17 octobre 2015 – Traversée V11 – V4 Bis:

Départ vers 10 heures avec Charlotte et Pemba, en direction du V11, sous un temps plutôt ensoleillé et assez chaud (la neige fond), pour un petit casse croute au soleil et un départ sous terre vers 1 heure, juste après avoir passer du temps à récupérer la C40 prise dans la glace…

Le début est assez compliqué, ce devers gelé sur 30 mètres est toujours dur en initiation. La suite devient plus aisé, et toujours aussi jolie et agréable, au moins jusqu’au shunt des pseudo siphon, vers le réseau des branlots… La ça se complique un peu, ça devient plus technique, étroit, boueux, et 4 heures se sont déjà écoulé… Pour Charlotte et Pemba la fatigue s’installe un peu et la saison dans les pattes n’aide pas non plus… les courtes nuits de cette semaine passées n’arrangent rien…

Nous en profitons pour équiper une rampe descendante très boueuse et dangereuse en fixe avec une C20 en 10 mm depuis un gros bloc (goujon), rampe pas loin de la fin du shunt avant le haut de la salle de l’écho.

Dans tous les cas, la suite se fait dans la joie et la bonne humeur, même si le dernier puits du shunt devient difficile (étroit sur la fin).

De plus la suite est devenue bien plus facile (boyau sortie du shunt) grâce au rééquipement fait par Xa lors du stage.

La remontée des rampes jusqu’à la salle de la chatière se passe bien et les 2 derniers puits de la fin de la galerie du mais aussi… Charlotte a pris beaucoup d’assurance sur corde et maitrise assez bien le matos, elle a même encore beaucoup de jus, Pemba c’est pas trop ça, il galère et il est vraiment fatigué je pense.

La sortie par le V4 bis est très jolie et très gelée en paroi aussi, et n’est pas très simple… Mais dehors il fait beau… Enfin nuit et froid plutôt (TPST = 7h)

La descente se passe bien, les températures sont bien remontées et la neige a bien fondue. Charlotte et Pemba décident de manger avec nous puis de remonter au refuge du haut, alors que Xa redescend dans la vallée après manger.

 

Dimanche 18 octobre 2015 :

Ce dimanche, nous remontons sur le V11 pour déséquiper la C40 d’entrée. Nous mangeons au bord du trou, il fait encore moins froid mais pas de soleil… L’après midi est consacré au rangement / nettoyage refuge/ nettoyage matos de Bernard et Josiane (encore merci) / remplissage en eau …

PS :

  • Steph ta combi texer était percée au cul (scotch déjà en place)
  • La C40 d’entrée est laissé dans une faille au dessus du porche d’entrée, mais plus en hauteur pour éviter le gèle de la corde.
  • 3 maillons rapides (faire un nœud avec l’ancienne corde d’entrée + 2 frac.) et un mousqueton (Dev. sur une ancienne sangle prise en partie dans la glace) laissés avec la corde.
  • Prévoir éponges pour le refuge.

 

 

 

TPST : 12h

Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.
Gaëtan PGaëtan P.
Xavier RXavier R.

Galerie photo

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