CR Samoëns : Bivouac et explos au CP16

du 27/09 au 28/09/2014 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Vendredi 26 septembre

Gaé, Fred et Dav montent dès le vendredi en fin d’après midi au bord du CP16 où ils dorment à la belle étoile. Je les laisse écrire leur compte rendu.

Je monte au refuge vendredi en tout début de soirée, assez rapidement (50 min). Je me couche vers 22 h 30, les autres arrivent plus tard, mangent, et se couchent assez tard.

Samedi 27 septembre

Je sonne le clairon juste avant 8 h. Finalement, Stéphane (K.) et Daniel m’accompagneront au CP16. Nous partons peu après 10 h 30 du refuge, sous un beau soleil, et montons rapidement, avec de quoi rééquiper la partie tonchée du Rasoir, des amarrages en plus, et une perfo. Comme nous avons prévu de bivouaquer au fond, nous sommes assez lourds.

Nous entrons sous terre à 13 h 30, après un bon bain de soleil. A la première corde de la rafale de puits du CP16, Stéphane se fait (et nous fait !!!) une frayeur : il s’est fait avoir par la glaise sur la corde, et est descendu plus rapidement que prévu en bas du puits… Heureusement, le puits était petit, il y a eu plus de peur que de mal.

Au niveau du Rasoir, nous avons rééquipé la partie tonchée, remontante côté CP16. L’équipe des Cataphiles avait commencé le travail en forant les trous… Nous apprendrons plus tard qu’ils sont descendus « à poils », et qu’ils n’avaient pas de goujons avec eux ! Leurs trous sont super bien placés, et permettent un rééquipement très confort, sécurite, et sans frottements. C’est une bonne chose de faite.

Nous continuons vers le bivouac lentement, et y arrivons à 18 h. Au sol, il y a une bougie de préchauffage allumée, et un petit mot : « Il est 16 h 45, nous partons à l’escalade de l’affluent de Steph, venez avec la batterie du perfo ». Ce n’était pas ce qui était prévu, ils devaient aller continuer les escalades au sommet des Bousiers, je commence à me dire que finalement, nous aurions pu rester la haut sur les Lapiaz, et profiter du soleil. Je tente de motiver Stéphane K. et Daniel pour les rejoindre, mais Steph ne veut rien savoir et ne rêve que d’un duvet…

Nous le laissons à son duvet, et partons vers l’affluent. Nous y sommes rapidement. La sortie de l’escalade de Steph de la dernière sortie est sport… C’est facile à comprendre, il y a une cascade, la tête de puits est quasi à l’altitude de la margelle, déportée de presque 1,5 m, et le prochain point de MC est à derche… Mais il n’y a pas le choix, la roche est tellement pourrie qu’il est vraiment difficile d’équiper mieux que ça !

Après cette cascade, il faut passer sur un bloc, et 10 m plus loin, nous arrivons à une grosse laisse d’eau (3 m de large pour 4 m de long pour 1 m de profondeur au max) qui marque la base d’un joli puits de 20-25 m, du haut duquel tombe la flotte. Avec nos éclairages, il est facile de voir qu’une belle galerie barre au niveau de l’arrive d’eau.

Nous voyons Dav et les Cataphiles un peu en aval de cette vasque : Dav a grimpé plus ou moins en libre sur les banquettes, et il se rapproche du plafond de ce grand méandre. Seul hic, son perfo est en rade, il rame comme un rat mort pour planter les goujons, i ln’a plus d’amarrages, et il n’a plus de corde… A poils qu’y sont partis, j’vous disais 😉 . Ils sont donc bien content de nous voir arriver avec un peu de matos. Nous montons les rejoindre, et la, ils nous apprennent que le perfo a des problèmes de percussion depuis le début. C’est pour ça qu’ils ne sont pas allés à l’artif des Bousiers. Ils ont eus bien raison…

Je rejoins le Dav au sommet de son escalade, il est assis sur un joli palier d’un mètre de large et deux mètres de long, quasi 20 m au dessus du fond du méandre. Avec son perfo malade, et ses 6 goujons dans la poche, il a économisé, et il a mis un point… tous les 10 m… en grimpant sur des banquettes et des réglettes glaiseuses, glissantes et cassantes… Chapeau bas ! Je lui passe le bardas, et l’assure : au dessus du palier, on voit un départ de galerie, qui semble assez facile à atteindre, 10 m plus haut. Il attaque, et 1 point plus tard, il nous annonce que ça queute, mais qu’il y a un autre départ en face, qu’il équipe sans tarder.

Nous montons tous la haut. Juste après la tête du puits, il y a un petit ressaut glaiseux. Dav y a laissé un bout de corde, je l’utilise, et gaé, dernière moi, en fait autant. Fred non, il l’a prend juste en assurance autour de son bras, et un mètre avant le bas, il glisse. Il se retrouve assis par terre, les dents serrées, en nous disant qu’il a mal à l’épaule, qu’il a du mal à la bouger, et qu’elle est probablement déboitée… Aie, la tuile, nous sommes loin de tout… Gaé prend les choses en main, et lui demande de se coucher avec son aide sur le sol, à peu près plat à cette endroit. Le fait de l’aider à se lever lui fait faire un mouvement qui lui remet l’épaule dans son axe. Ouf, il a encore mal , mais c’est bien plus supportable.  Il rentre au bivouac avec Dav et Daniel.

Gaé et moi levons la topographie de cette petite galerie qui boucle avec le méandre au dessus de la salle, ainsi que de l’escalade. je n’ai pas encore travaillé les données topo, mais nous avons topographié environ 60 m. Du sommet de l’escalade, l’arrivée de l’affluent nous nargue, pour l’atteindre, il faudra traverser en plafond sur une bonne quinzaines de mètres, mais cela semble tout à fait faisable lors d’une prochaine séance !

Nous rentrons au Bivouac, où nous arrivons à 21 h. Fred se demande s’il reste ou remonte. Finalement, il restera au bivouac, nous nous couchons à minuit passé.

Dimanche 28 septembre

Le réveil sonne à 7 h 30, et tout de suite, nous mettons en branle le réchaud. Les modifications que nous avons apportées au bivouac lors de la sortie précédente ont porté leurs fruits : l’intérieur est plus sec, et il y fait encore plus chaud !

A 10 h, tout est plié et inventorié, et nous partons du Bivouac. Fred, Dav et Daniel remontent en premier, Steph, Gaé et moi remontons en rééquipant certains passages :

  • Nous rééquipons le puits d’accès aux Bousiers, afin d’éliminer la tête de puits sur le bittard qui nous reste partiellement entre les mains à chaque passage. Il faudra probablement encore fignoler la sortie de puits,
  • Nous rééquipons le Puits que l’On Traverse avec de la corde neuve. Seul hic, j’ai oublié de tendre la corde avant de partir… Se méfier au prochain passage !

Nous ressortons au soleil à 15 h 30, l’estomac encore au fond du puits… Il fait beau, chaud, alors, nous en profitons et mangeons (finissons) les restes du bivouac…

Nous descendons au refuge où nous rejoignons les autres équipes (je leur laisse le soin de faire leur CR), rangeons le matos, et continuons la descente jusqu’aux voitures, où le bon dernier (toujours le même !) arrive à 20 h.

TPST : 28 à 31 h

Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.
Clément BClément B.
Josiane LJosiane L.
Stéphane LStéphane L.
Gaëtan PGaëtan P.
Xavier RXavier R.

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