CR Samoëns : V6, BA06, CP8, B39

du 15/08 au 21/08/2014 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Jeudi 14 août

Nous montons tous (Dav, Dom, Olive, Constance, Clément, Max, Stéphane K., Cédric P., Thomas, Fred JR et moi) au refuge en soirée, plus ou moins tôt, et nous nous couchons plus ou moins tôt, en ayant fait plus ou moins de bruit (dixit les voisins du haut). A propos du haut, à mon arrivée, je suis surpris d’apprendre que tout le monde ne dort pas en bas… Moi, revenant tout juste du Pérou, je dors comme un loir…

Vendredi 15 août

Dav, Dom et Olive vont au CP16 bivouaquer. Voir leur compte rendu.

Ce jour, un cinéaste (Damien) mandaté par la mairie de Samoëns doit venir pour tourner quelques images qui serviront à un film sur le massif des Dents Blanches. Cela fait plusieurs fois que nous discutons des dates, mais ce jour nous convient à tous. Damien arrive de la vallée vers 11 h 30, au moment où nous finissons nos sacs.

Nous montons ensemble au V6 dans un brouillard humide. A l’entrée, nous cassons la croûte, toujours avec une bonne humidité ambiante. Fred, Constance et Stéphane accompagnent Cédric et Thomas au premier pseudo-siphone, tandis que Max, Clément et moi allons seulement à la salle de la Chatière. Nous reviendrons de cette salle sous l’oeil de la caméra, et nous en profitons pour rééquiper à peu près correctement le toboggan en amont du puits du Flash avec quelques goujons de 10 mm. TPST : environ 5 h.

Le soir, Fred, Stéphane, Constance et moi mangeons une fondue chez Jean où nous croisons Jean-Jérôme qui a initié cette idée de film, puis Clément, Max et moi sommes interviewés pour le reportage.

Samedi 16 août

Fred, Stéphane, Constance et Max partent au CP16 faire connaissance avec la cavité ainsi qu’un bivouac.

Clément et moi grenouillons autour du refuge, nous ne voyons ni Cédric, ni Thomas et le temps de faire les sacs, nous partons vers 13 h au BA06. Clément me fait découvrir la nouvelle partie, et au fond, nous attaquons à creuser l’argile. Au bout de quasi 2 m de progression tant bien que mal, nous n’arrivons plus à creuser, c’est trop étroit pour bouger les bras, enfin le bras parce qu’il n’y en a qu’un seul qui passe… D’un commun accord, nous décidons d’attaquer le rocher… à la Jarjattator… 10 trous plus tard percés dans des positions non divulgables, nous chargeons, et remontons en tirant une looongue ligne de tir, et tirons. Nous sortons à 22 h, avec un TPST de 7 h.

Dimanche 17 août

La veille, nous n’avions pas eu de nouvelles de Cédric et Thomas. Ce matin, nous apprenons qu’ils sont descendus dans la vallée.

A midi, André vient nous dire bonjour, et nous paye un bon gueuleton chez Jean (Merci !!!). C’est très sympathique, pour une fois il y a un peu de soleil, ça fait plaisir !

En Après midi, Clément et moi retournons au BA06, mais cette fois, nous nous contentons de rester dans le méandre qui suit la première zone élargie, vers -35 m. Stéph avait fait des trous de 10 mm, mais vu la configuration (trous de 10 mm fait du bas, donc chiants à charger, présences de lames ponctuelles,…), je préfère tout faire du haut et à la paille. 3*2 trous de 8 mm et un peu de travail à la massette auront raison de cette étroiture. C’est presque un boulevard maintenant ! Sur le retour, j’enlève encore à la massette une lame qui permet de passer debout, et non de biais. Nous sortons vers 19 h. TPST = 5 h.

A notre sortie, nous retrouvons les équipes du CP16 qui viennent d’arriver, et qui profitent du soleil. Ils redescendent tous dans la vallée, hormis Clément qui reste pour la soirée. Stéph, Vincent, et Guillaume nous rejoignent dans la soirée.

Lundi 18 août

Steph et Guillaume vont au BA06. Voir leur CR.

Vincent et moi allons voir le CP08, que j’avais retrouvé il y a quelques temps, mais que nous n’avons pointé au GPS que ce printemps. Lors de ce pointage, un courant d’air froid important en sortait.

Ce lundi, il fait beau, mais pas si chaud. Le CP08 a bien un courant d’air à l’entrée, mais aspirant. Bizarre. Nous le descendons, et constatons que le schéma correspond bien… hormis deux points:

  • Vers l’amont, l’arrêt est sur une trémie de blocs décimétriques, un peu branlante, mais c’est elle qui aspire tout le courant d’air. Franchement, c’est intéressant, il faut juste réfléchir à comment enlever les blocs sans les prendre sur la ganache, ce qui doit être faisable vu la configuration. En tout cas, le courant d’air est bien important.
  • Vers l’aval, en sommet de méandre, tout est colmaté par des blocs et de la glaise qui vient de la surface. Nous pensons qu’il n’y a pas grand chose à y faire, mais en mettant les doigts dans un petit interstice, nous sentons un petit courant d’air soufflant (un courant d’air à T*** diront certaines mauvaises langues 😉 ). Mais il ne nous en faut pas beaucoup plus pour creuser, et en 3 h, nous décaissons pas loin de 2 m3 de cailloux et cailloutis. Une voute de conduite forcée apparaît, d’où vient le courant d’air. Nous avons le temps de voir sur 2 m environ, et plus loin, le plafond plonge, et il faut encore désobstruer. Mais pas de chance, le remplissage qui provient de la surface tombe dans notre beau trou tout propre, et nous devons refaire une bonne partie de la désobstruction. Nous ne terminons pas car les bras crient qu’on les torture… Il faudra revenir, c’est intéressant, et revoir ce fond avec des courants d’air plus forts. A noter, il semblerait que le remplissage soit fluvio-glaciaire (présence de nombreux galets, certes un peu anguleux, mais tout de même roulés).

Nous sortons après un TPST de 4 h, descendons à vide dans le vallon, et remontons jusqu’au CP1 en marquant les cavités explorées lors du camp, et en reprenant les coordonnées du CP1 (erronées dans la base de données). Nous en profitons pour donner un coup de pioche au CP64, et Vincent voir voir le terminus du CP63. Nous rentrons au refuge à 21 h 15, bien fourbus.

Mardi 20 Août

B39 et B40, voir le CR de Steph. Attention au fond du B39, il n’a pas été vérifié, et oui, il faut revoir le B40, le courant d’air y est très fort !

Mercredi 21 Août

Nous passons la matinée à laver le matos utilisé ces derniers jours, et en aprem, Guigui et moi faisons un peu de prospection dans les barres sous le refuge. Nous descendons au niveau du BA06, et remontons le long de la vire en bas de la première barre. Nous y trouvons le BA09 (et non 10, ce numéro est encore libre), puis nous fouillons les pentes (fortes !) sous le chemin entre les chalets à Felix et le pas de l’Avoine, sans rien trouver de neuf à se mettre sous la dent.

Jeudi 22 août

Après un bon repas chez Jean, nous redescendons dans la vallée !

Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.
Clément BClément B.
Guillaume CGuillaume C.
Stéphane LStéphane L.
Xavier RXavier R.
Vincent SVincent S.

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