De Genève à Lyon en Kayak

du 08/05 au 10/05/2018 | Lyon (69 - Rhône) | France

 

Mardi 8 Mai

Nous nous donnons rendez-vous avec Cécé,  à 6h15 à la Mulatière. Nous y laissons un véhicule, puis nous prenons la direction de la Suisse, lieu de départ de notre périple.

Nous embarquons à 9h30 sur les kayaks, au niveau de la ligne frontière en dessous de Genève. Nous sommes surpris par le niveau de pollution du Rhône (de la mousse dégueulasse un peu partout sur l’eau qui colle aux embarcations…). La légendaire propreté Suisse n’est plus ce qu ‘elle était ! Le fleuve retrouvera un aspect plus « pur » au fil des barrages, jouant le rôle de filtre.

La vitesse du courant est bien moyenne. Le Rhône est un fleuve sage et domestiqué, ce qui n’est pas pour nous aider, il faudra donc pagayer dure pour avancer.

La descente se déroule au rythme des obstacles (barrage, seuil) qui se présente sur notre route. Cela a le mérite de reposer les bras et dégourdir les jambes.

Nous terminons cette première journée en aval du barrage de Savière, alors que la nuit commence à s’installer. Nous avons parcourus un peu plus de 50 km et effectués 4 portages.

Mercredi 9

La sonnerie du réveil nous sort de notre sommeil à 6h. Nous sommes à l’eau à 7h tapante : nous gagnons en efficacité !

La journée s’annonce maussade et humide, ce n’est pas grave, nous aurons moins chaud dans nos néoprènes.

La descente reprend comme la veille au rythme de l’eau et de ses obstacles. Nous nous sommes fixer comme objectif du jour, d’arriver au barrage de Villebois (soit 70 km).

Le Rhône moyen , même s’il est très canalisé, rend un aspect sauvage par la faune et la flore de ses berges (je serais même la victime de l’attaque d’un signe, protégeant sa douce, en train de couver!). Le parfum des arbres en fleures est un vrai délice olfactif.

En milieu d’après-midi, les orages nous rattrapent et font route à nos côté jusqu’au soir. La température a bien chuté et c’est en claquant des dents que nous terminons notre journée, en aval de l’objectif fixé. Nous trouvons une île qui nous permet de poser un beau bivouaque et passer une courte soirée au coin d’un feu en mangeant de succulentes saucisses grillées.

Cette fois nous réglons le réveil à 5h30, afin d’essayer de ne pas finir la dernière journée trop tard.

Jeudi 10

Il fait encore nuit quand nous nous levons. La pluie, qui est tombée toute la nuit, est encore là pour nous accompagner pendant les préparatifs du départ. Malgré le réveil plus matinal, nous ne sommes pas à l’eau avant 7h.

Les heures passent et les kilomètres défilent. Nous arrivons enfin sur Lyon en milieu d’après-midi. La traversée de la ville est plutôt sympa et donne une autre vision. Nous quittons le Rhône à Confluence et remontons la Saône sur une centaine de mètres, afin de rejoindre la rampe de mise à l’eau, à coté de laquelle nous avions laisser la voiture, deux jours auparavant.

Une fois nos affaires chargées, nous reprenons sans traîner, la direction de Genève et allons récupérer le deuxième véhicule. Nous sommes de retour dans nos pénates pour 21h.

Bilan :

Au total,sur les trois jours, il nous aura fallu 30 heures de pagaye et portage pour effectuer les 180 km qui séparent le pays Helvète de Lyon (soit une moyenne de 6km/h). Le Rhône moyen fût pour nous, une belle découverte. Le printemps offrait aux berges, une luxuriance qui nous donnait parfois l’impression , de descendre un fleuve amazonien (le débit en moins!). Le nombre de portage (dix au total), n’est pas si désagréable que ça, car cela permet de changer d’effort.

Gaë

30h

Participants à l'activité

Gaëtan PGaëtan P.

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