Encore une virée à Samoëns : BA08, CP62 et BA06

du 07/06 au 09/06/2014 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Vendredi 06 juin

Je monte seul au refuge en soirée. Il ne fait pas trop chaud, c’est bien agréable !

Samedi 07 juin

Le matin, je suis encore seul. Les plantes ont bien poussé devant le refuge, surtout les Rumex et les Orties. Je passe quatre bonnes heures à les arracher. Au moins, c’est plus propre pour quelques temps.

Sur le coup des 14 h 30, je mange chez Jean, puis prends mon sac à dos pour faire un peu de prospection. J’ai pour idée de descendre dans le lieu « Les Chiottes », pour remonter dans les barres jusqu’au bas de la Combe aux Puaires. Mais pas de bol, dans Les Chiottes, je trouve un petit trou avec du courant d’air qui fait vibrer les herbes et les feuilles. J’enlève ce que je peux, casse ce qui veut bien se présenter sous mon petit marteau, et tente de vider l’entrée. Au bout de deux bonnes heures, je n’arrive plus à rien.

Je retourne donc vers le refuge pour récupérer la massette. Bon d’accord, vue la distance, j’aurais pu faire ça avant… J’y retrouve Steph, Fred et Albin qui viennent d’arriver. Nous retournons à mon trou à courant d’air tous les trois, d’abord avec la massette et le burin, puis avec le perfo et les pailles, puis avec du lourd. Tout le monde s’accorde pour dire qu’il y a un bon courant d’air, je le croyais soufflant chaud, et bien non, il est bel et bien aspirant… jusqu’à ce que le soleil se cache derrière le Tuet, moment où il est devenu soufflant… Ce qui n’est pas bon signe. A 21 h passées, nous nous arrêtons, nous avons fait le spectacle « son » pour la terrasse de Jean, nous sommes descendu d’un bon mètre, et avons vu la suite : c’est un joint de strate de 60 cm de large pour 15 cm de haut, qui descend (évidemment en suivant le pendage, vu que c’est un joint de strate). Nous décidons d’arrêter la désob la, et marquons tout de même l’entrée BA08. Il y a de fortes chances que ce ne soit qu’un tout petit réseau cutané, ce qui expliquerait ce courant d’air fort, et qui s’inverse rapidement dès que les conditions météos changent.

Bilan de la journée : un trou de merde, et un beau coup de soleil dans le bas du dos pour moi… On ne gagne pas à tous les coups !

Dimanche 08 juin

Steph a réparé et remonté la pompe pour le CP62. il n’y a plus d’interrupteur, mais le fil est bien plus long. Nous faisons nos sacs, et montons au CP62, sauf Alban qui reste au refuge à réviser son Bac sur son smartphone.

En montant au CP62, je passe dans la combe qui est sous le chemin, juste en aval du CP10, pour prendre les coordonnées d’un trou que je suppose être le CP08, coordonnées qui manquent dans notre base de données. Et à ma surprise, le trou souffle froid, ce n’est pas violent, mais le courant d’air me gèle les jambes pendant que je note les coordonnées du trou en était assis en travers. Ce n’est pas ce qui est marqué dans la base de données, et je n’avais pas le souvenir de l’avoir vu avec du courant d’air. Cela veut dire qu’il faut le revoir, et ne pas hésiter à prendre un saut et de la nouille pour sortir les cailloux du fond du P6…

Au CP62, il y a encore de la neige dans la combe même s’il elle a bien fondue, et dehors, il fait une bonne chaleur. Après une collation, nous allons à la désob du fond (vers 13 h 30 environ). Elle est bien remplie, et nous mettons la pompe. Dans un premier temps, nous évacuons l’eau dans le barrage que Fred monte au fur et à mesure de la vidange, puis nous sommes obligés de mettre l’évacuation de la pompe dans l’exutoire naturel. Steph se sacrifie pour le faire, et fini de vider la désobstruction de son eau.

Ensuite, nous nous mettons à la chaîne pour creuser au fond, et enlever le plus de boulettes que nous pouvons. Nous sommes surpris par le courant d’air, il est aspirant, et très fort, il nous les gèle. Nous ne l’avions jamais vu comme ça, c’est super bon signe ! Au bout de 3 h de gratouillage, Fred n’arrive plus à rien, il est scotché dans et par la boue, il a du mal à différencier ses mains de ses pieds et de la gamatte amenée pour l’occasion, dans le barrage, il perd ses bottes alternativement… Il déclare forfait, et commence à remonter. Stph et moi continuons à vider la glaise que nous avons accumulée dans le boyau remontant, mais cela ne dure pas longtemps : je suis devant, je remplis la gamatte, et Steph la tire pour la vider au barrage… Mais avance la fonte du névé, l’actif a beaucoup grossi, et le tuyau d’évacuation de la Piscine ne suffit plus (pourtant, il est gros)… Et ça se met à déborder. Il ne me faut pas longtemps pour ressortir du fond de la désobstruction… Et nous la voyons se remplir rapidement ! Nous devons donc nous incliner et remonter au soleil. Les derniers ressaut mouillent beaucoup, et nous ressortons trempés commas des soupières à 17 h. TPST : 3 h 30.

En redescendant au refuge, je descends en suivant les barres entre le chemin et le fond de la combe pour voir si je ne peux pas trouver un nouveau trou, sans succès, puis je fouille un peu dans les barres au dessus du chemin au niveau du BA03/BA05, mais la aussi, sans rien trouver d’intéressant hormis un beau champ de myrtilles.

Nous buvons une bière chez Jean (il a de la Mont Blanc en Pression maintenant…), avant de terminer la soirée chez nous.

Lundi 09 juin

Il fait encore beau ! J’ai mal partout d’avoir remué des herbes, de la terre, du cailloux, de la glaise, mais Steph arrive à me motiver pour aller jouer au fond du BA06. Fred vient avec nous.

Au fond, je perce 5 trous dans des positions abracabrantesques, Je charge le tout toujours dans des positions pas possibles, le plus dur étant de ligaturer les cordons, et comme il y a deux zones de tirs, je mets 2 queues de cerises en série. Heureusement que Fred est la pour me donner un coup de main. Pendant ce temps, Steph pose la ligne, et une fois tous les branchements faits, nous remontons. La ligne est trop courte, nous ne sommes pas dehors, et je n’ai pas envie de tirer de l’intérieur vu la taille du tir… Je n’ai toujours pas oublié La Jarjatte de cet hiver… Steph court au refuge chercher un bout de ligne supplémentaire, et nous pouvons tirer de l’extérieur. Et heureusement car même à l’extérieur, le souffle m’a bien secoué ! TPST : 3 h.

Nous finissons en beauté en mangeant chez Jean, rangeons le refuge et redescendons juste avant l’orage qui gronde de plus en plus !

Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.
Stéphane LStéphane L.
Xavier RXavier R.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *