Exploration à Samoëns : JB, BA06 et prospection

du 29/05 au 01/06/2014 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Jeudi 29 mai

Tous les trois avons des trucs à faire en matinée, ce qui fait que nous ne pouvons nous libérer qu’en début d’après midi.

J’arrive sur le Parking un peu avant 16 h, et attaque la montée, sous un soleil voilé. Mais rapidement, le voile se transforme en rideau, et j’arrive au refuge trempé comme une soupe. Vie et Romain arrivent 30 min après moi au parking, et montent tout le long sous la pluie…

Le soir, tout se dégage, et nous passons la soirée à deviser autour d’un bon lapin aux trompettes accompagné d’un petit Montagny 1er cru. Pour l’occasion, Romain et Vie ont même monté des verres à pieds…

Vendredi 30 mai

Vie n’a jamais fait de première, la météo est correcte, alors, nous montons au Jean Bernard, bien chargés, afin d’aller voir un départ qui me nargue depuis des années. Nous entrons par le V6 vers 15 h, il vient juste de s’ouvrir, puis nous prenons le chemin vers l’amont. Juste après la salle de la Chatière, quasiment au sommet du premier toboggan, il y a un départ de conduite forcée de 2 m de diamètre en hauteur. Visiblement, ça n’a jamais été atteint, à chaque fois que je passe devant, je me dis qu’il faut aller y jeter un coup d’oeil, ce sera notre objectif du jour !

Romain m’assure, Vie nous regarde, et je grimpe en artif. Au début, c’est assez facile, mais une fois dans la galerie, ça se corse : c’est très raide, et très glissant. Après un petit pas oléolé, je me réceptionne sur une petite margelle marquée par trois cailloux scotchés par la glaise, et plante mon avant dernier goujon… Pas de bol, je l’enfonce de 0.5 cm, et impossible d’aller plus loin ! Pourtant, je suis presque sorti, il me reste 2 m à grimper, il me semble que c’est jouable en essayant de se scotcher à la paroi, j’hésite, mais finalement, je remets un étrier dans l’amarrage précaire, et plante encore un goujon 50 cm plus haut. Je peux comme ça tenter la sortie de l’escalade en libre. Ca glisse, mais ça passe. La suite est jolie, 2 m par 1.5 m, et il y a un bon courant d’air soufflant.

Je change la mèche (pointe de carbure cassée…), je redescends en équipant proprement, et tout le monde monte. Nous attaquons la première tous ensemble, la galerie descend légèrement, et au niveau d’un point bas un peu boueux, nous trouvons un squelette de chauve-souris, ainsi qu’un autre squelette de quelque chose qui pourrait s’apparenter à un gros rats (?). Ils donnent matière à discussion à Vie, qui est toujours persuadée d’avoir trouvé un Petit Dinosaure, ce qui donnera le nom à la galerie : La galerie du Petit Dino. Nous laissons les os en place, et arrivons au sommet d’un toboggan qu’il nous faut équiper. Nous le descendons sur une vingtaine de mètres, et arrivons en lucarne dans un puits avec une corde… C’est l’arrivée de la galerie du P15 entre les deux toboggans. C’est dommage que ce que nous avons fait ne soit qu’un bouclage, mais au moins, ça enlève deux points d’interrogation sur la topo ! Vie visite un peu pendant que Romain et moi levons la topo (69.95 m topographiés, dont une bonne cinquantaine de première), et déséquipons le toboggan. Nous laissons l’escalade équipée pour que quelqu’un puisse aller photographier et/ou prélever les os trouvés.

Comme il nous reste de la batterie, et que nous avions pris pas mal de corde avec nous, nous en profitons pour rééquiper un peu le toboggan qui arrive à la salle de la Chatière. Nous doublons un amarrage, nous changeons la corde pour qu’elle soit plus longue, et posons 2 fracs.

Sur le retour, nous équipons le passage supérieur qui permet de passer du sommet du Grand Escalier à la galerie du Maïs, passage que je refusais de prendre quand il n’y avait pas de corde…

Nous sortons à 21 h après un TPST de 6 h. Une fois au refuge, cette fois,-ci, c’est autour d’un bon poulet mariné aux herbes que nous refaisons le monde, avec bien entendu un petit Aloxe Corton qui va bien avec !

Samedi 31 mai

Il fait beau… Enfin, au dessus des nuages. Romain s’est levé avant nous, il a aperçu le soleil, mais nous, nous ne voyons que du brouillard… Nous trainassons, rechargeons les batteries, bidouillons,… Vers midi, ma soeur, Guillaume et leur petite arrive. Nous allons boire un bière chez Jean, toujours dans le brouillard. Vers 15 h, Annelise et Guillaume descendent dans la vallée, et nous, nous montons vers le lac pour tenter de prouver que le soleil existe toujours, parce qu’il avait tout de même été annoncé par la météo !

Enfin au lac, nous commençons à voir du ciel bleu entre les nuages. Ca se dégage très vite. Nous continuons à monter vers le Grand Creux, puis montons le couloir qui mène au col au dessus du camp du B19. Dans le bas de ce couloir, nous ne trouvons pas de trous ouverts par le courant d’air. Du côté du camp du B19, le B21 est ouvert, ainsi que le B37 (exploré l’année dernière par David et moi, arrêt sur étroiture en tête de puits, avec bon courant d’air soufflant en été). Le B22 et le B19 sont bien bouchés. Nous descendons par le B6 (entièrement fermé), le V11 (entièrement fermé aussi), et la combe aux Avens.

Le soir, nous mangeons chez Jean.

Dimanche 01 juin

En matinée, Romain et moi allons au BA06. Nous commençons à percer des trous de 10 mm pour un prochain tir, et cassons une lame à la paille. Il y a encore de quoi percer avant de pouvoir faire le tir. J’ai eu du mal à percer, je ne sais pas exactement pourquoi : avec la longue mèche de 8 mm, pas de soucis. Avec la longue de 10 mm, j’ai du mal à enclencher la percussion, et du coup, le perfo force, et les batteries se vident rapidement !

Nous sortons à 15 h (TPST 3 h), finissons de ranger le refuge, chargeons les batteries, buvons une bière chez Jean, et redescendons dans la vallée en début de soirée.

Participants à l'activité

Virginie HVirginie H.
Xavier RXavier R.
Romain RRomain R.

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