Exploration au nord du Pérou – Chachapoyas

du 05/02 au 14/02/2017 | Chachapoyas | Pérou

5 février

Visite du site archéologique de Caral, situé dans le désert près de la côte du Pérou, dans la région de Lima, province de Barranca, à 180 km au nord de la capitale.

Escale n°1 à Trujillo, chef-lieu de la région de La Libertad situé dans la vallée du fleuve Moche au nord-ouest du pays. C’est la 3e ville du Pérou par le nombre d’habitants.

TPSR (Temps passé sur la route) : 9 h de route et 575 km

6 février

Visite n°1 : site archéologique de Chan Chan classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, proche de Trujillo. Visite n°2 : site archéologique de El Brujo qui se trouve au bord de l’océan pacifique, sur la rive droite du rio Chicama à 34 km au nord de Trujillo.

Escale n°2 à Cajamarca, ville située sur les hauts plateaux, à 2 700 m d’altitude, du nord du Pérou et capitale de la région du même nom. Le thermomètre indiquant 17°C, pour mon plus grand bonheur !

TPSR : 6 h de route et 300 km

7 février

Traversée du rio du Maranon en passant par la ville de Celendin, puis un col à 3.000 m d’altitude, descente en passant par le village de Balsas à 800 m d’altitude, remontée dans la cordillère Calla Calla et pour finir, arrivée dans la vallée de l’Utcubamba.

Escale n°3 à Leymebamba, village situé dans la montagne sur les rives du Rio Utcubamba, à 2.203 m d’altitude et l’un des 21 districts de la Province de Chachapoyas, région d’Amazonas.

TPSR : 8 h de route et 240 km.

8 février

Paysage luxuriant.

Visite n°1 : musée de Leymebamba où sont exposées 219 momies qui ont été découvertes en 1997 vers la Laguna de los Condores, à 10 heures de marche de Leymebamba (rando à faire !).

Visite n°2 : site funéraire de Revach près du village de San Bartolo, situé à 2 800 m. d’altitude, à flanc de falaise, dans la vallée d’Alto Utcumba. Le paysage est à coupé le souffle. Sur le chemin du retour, nous repérons un porche à 30 m au-dessus de la piste que nous avions emprunté pour atteindre le village en voiture. Après avoir mangé un bout de viande avec du riz et des patates chez un habitant du village, nous quittons les lieux et nous arrêtons une première fois pour manger le dessert (une mangue) près d’un ruisseau ! L’eau est à 14°C. Nous reprenons la route et nous arrêtons quelques mètres plus loin pour aller voir de plus près ce fameux porche que nous avions repéré. Ne trouvant pas d’accès évidant, nous n’insistons pas. Mais il va falloir y retourner, c’est certain ! (photo 1)

Escale n°4 à Chachapoyas, capitale de la région Amazonas située à 1.800 m d’altitude. Ce soir, ce sera Pisco Sour et un cuadril a la inglesa dans le célèbre restaurant de bidoche : la Tushpa (surnommé aussi le comité de défense de l’intégrité des Nanas « Touche la pas… »).

TPSR : 3 h et 130 km

9 février

Visite du site archéologique de Kuelap, une forteresse située au sud de Chachapoyas, à 3.000 m d’altitude.

TPSR : 4 h (1 h de route et 3 h de piste) et 140 km

10 février

Visite des chutes de Gocta appelé aussi la Catarata de Gocta. Pour cela, suivre le rio de l’Utcubamba par la carratera (route) en direction de Pedro Ruiz. Puis, emprunter une piste sur quelques bornes pour atteindre le village de Cocachimba où nous entamons la randonnée estimée à 2 h 30 de marche. En chemin, nous apercevons tout plein d’orchidées ! Il est midi passé lorsque nous arrivons au pied de la cascade. C’est spectaculaire. Avec plus de 700 m de hauteur, les chutes de Gocta feraient parties des plus hautes chutes au monde. Au retour, nous apercevons des hérons noirs sur le rio de l’Utcubamba.

TPSR : 2 h de route et 85 km

11 février

Objectif du jour : explorer une résurgence et ses alentours dans les « gorges de l’Ardèche » appelé ainsi par Pierrot alias Pierre Bevengut du GSBM présent sur les lieux quelques semaines auparavant lors de la mission de terrain à la cueva de Quiocta ! (voir CR écrit par Xavier Robert).

C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que nous décollons de Chachapoyas vers 9 h du matin. Nous empruntons la route en direction de Mendoza. A mi-chemin, nous prenons à gauche en direction du village de Molinopampa pour rejoindre une piste qui mène à Jumbilla. Nous passons un col à plus de 3.000 m d’altitude. Un peu plus loin, nous tombons sur la cueva de la Pubella, une cavité qui avait déjà été repérée précédemment. Pourquoi la cueva de la Pubella, me direz-vous ? Parce que c’est une poubelle au sens propre du terme et écrit phonétiquement par notre amie spéléo péruvienne Liz qui était également présente lors que la mission de terrain.

Nous poursuivons alors la piste. Après quelques virages, nous arrivons dans une vallée verdoyante avec un rio qui passe au centre. Il y a des dolines dans tous les sens, c’est à peine croyable ! Nous dépassons un petit village reculé et arrivons dans une zone semblable aux gorges de l’Ardèche mais en version plus restreinte. C’est malgré tout très beau et cela laisse surtout présager de grandes découvertes karstiques ! Ma tête tourne dans tout les sens, droite – gauche – droite – gauche, un ruisseau STOP, c’est ici ! Nous garons la voiture sur le bas côté car oui, même dans les coins les plus reculés du Pérou, il y a du passage ! Jean Loup prend la machette pour élaguer l’entrée, je le suis pour inspecter la résurgence. Pour la deuxième ou troisième fois de ma vie, je vais faire de la première ! Je retourne alors à la voiture en regardant bien à gauche et à droite avant de traverser (XD) et je m’équipe. Hop, l’exploration peut débuter.

L’entrée est bouchée par un gros bloc. Néanmoins, j’arrive à me faufiler par la droite (environ un mètre de largeur, guerre plus). C’est d’ailleurs par ce passage que le ruisseau coule. Je suis très vite trempée mais l’eau n’est clairement pas froide (ressenti 14°C). Je pars vers la gauche où j’aperçois une cheminée avec de la lumière au bout, c’est l’entrée supérieure de la résurgence. Trop haut pour montrer, je reviens sur mes pas pour passer à droite (petite pente positive de 2 m). De là, j’observe trois choses : 1 – en allant à gauche, je peux voir le bas du puits par lequel j’étais arrivée. Entre le fond et la tête de puits qui débouche sur l’extérieur, il y a 5 m à peine. 2 – un boyau boueux en face semble continue sur plusieurs mètres avec de jolies petites araignées agrippées à la façade de droite recouverte d’une fine couche de petites gouttelettes d’eau (ça brille). 3 – un bloc suspendu a l’air de cacher un autre boyau en contrebas.

Je décide d’aller explorer la troisième option. Je contourne le bloc et tombe sur le ruisseau, c’est un boyau avec un plafond bas, il y a 1 m de hauteur, pas plus. Le niveau d’eau est très faible. Je décide de progresser à quatre pattes et à contre sens de ce ruisseau qui semble continuer sur 20 m avec virage à gauche. Je fais demi-tour. Je m’affaire ensuite à l’option 2 dans le boyau boueux, j’avance en crabe sur 30 m environ et tombe sur des blocs et une suite possible. Je fais demi-tour pour prévenir mes camarades qui me rejoignent à l’intérieur. Puis, je décide de retourner dans le boyau boueux et réussis à passer à travers les blocs, pas bien large. Et là, je me retrouve dans une salle grande de 25 m2 je dirais. J’appelle Jean Loup pour partager ce moment. Je continue de fouiner dans la salle. Sous un bloc, je trouve une chatière étroite de 40 cm de diamètre, de 2 m de long et de l’eau au fond de ce passage mais je ne sens pas de courant d’air. Nous faisons demi-tour, tout le reste est colmaté et plein de boue ! Je dessine à main levée le plan de la résurgence avec l’aide de Jean Loup, bien plus habitué. Nous appellerons cette cavité, la résurgence de la Schtroumpfette. (photo 2)

Cette exploration nous aura mis en appétit. Ca tombe bien, il est l’heure de pique-nique. Au menu des avocats, du pain, du fromage, des boites de thon, de la mangue et des bananes. Le soleil est au rendez-vous, les combinaisons sèchent sur la carrosserie de la voiture et sur les quelques rochers qui bordent de la piste. Deux vaches et un fermier passent. Les oiseaux chantent, avec vue sur les « gorges de Archère » péruviennes. Si c’est pas le panard ça ! Bref, nous repartons et poursuivons notre destinée. Et là, 3 km plus loin, on voit un petit ruisseau, qui semble sortir de la façade rocheuse. Il y a du dénivelé, machette en main, on arrive tant bien que mal au pied de la falaise après s’être divisé en deux groupes pour trouver une éventuelle grotte. A notre grande surprise, nous découvrons l’entrée d’une cavité qui démarre par un passage bas et se poursuit dans un long couloir avec beaucoup de courant d’air. Nous avançons sur environ 550 pas – le disto ne marchant pas – soit à peu près 270 m. En chemin, nous apercevons 3 affluents dont un qui est très boueux. Puis nous arrivons dans une grande salle éboulée (décollement du plafond, il semblerait que nous sommes sur un joint de strates). En tout cas, ce qui est étrange, c’est que le courant d’air se perd avant d’arriver dans la grande salle… En contrebas de la salle, il y a un trou avec le bruit du ruisseau en-dessous, celui que nous avions repéré. En clair, il va falloir fouiller à fond une fois que la saison des pluies sera passée. Dommage pour le disto, nous n’avons pas pu faire la topographie mais bon ce sont des choses qui arrivent. Comme dirait Xa : « Vive la Boite Topo (enfin, je n’ai « que » 1.5 km de fil !) ». Nous décidons d’appeler la cavité la cueva de Lindero (nom peint à l’entrée de la cavité) mais après une recherche sur internet, il s’avère qu’il s’agit d’une compagnie minière, il va falloir trouver un autre nom. La cueva des vieux schtroumpf ça peut le faire, non ? (photo 3)

L’heure tourne, nous faisons demi-tour. En route, nous nous arrêtons pour voir les dolines de plus près et là nous découvrons des puits et d’autres passages… Le bonheur ! (photo 4) Bref une fois de plus n’est pas coutume, il va falloir revenir les chouchous ! Nous rentrons sur Chachapoyas des rêves plein la tête !

TPSR : 4h (dont 1 h 30 de piste) et 120 km

TPST : la résurgence 30 min et la grotte 45 min

12 février

Visite de la grotte de Quiocta, celle dont Xavier est allée topographier en janvier dernier. La grotte se trouve en face de Chachapoyas. Il fait grand beau aujourd’hui ! En route nous passons dans le village de Luya puis Lamud. Il est au alentour de 10 h lorsque nous rentrons dans la grotte. C’est très grand avec de jolies draperies, une belle colonne et des gours pleins de boues. Le balisage est d’ailleurs toujours en place. Après réflexion, la grotte en elle-même n’est pas sensationnelle, effectivement. Tellement boueuse qu’il devrait proposer des bains de boue. Il parait que c’est bon pour la peau. (photo 5 et 6)

Une fois la visite terminé, nous nous dirigeons vers la doline au-dessus, entre Quiocta et une autre perte (en prenant le chemin de droite). L’entrée se trouve à côté d’une maisonnette en terre, le paysage est sublime. Nous pénétrons dans la doline qui s’avère être colmaté. Nous dessinons la coupe et repartons pour redescendre dans la vallée. (photo 7) Au revoir les montagnes, bonjours, les rizières.

Escale n°5 : Bagua Grande, capitale de la province d’Utcubamba située à 450 m d’altitude, aussi connue sous le nom de Corazón de Amazonas. Il fait extrêmement chaud maintenant, la température ambiante est de 35°C avec moustique à foison ! Génial !

TPSR : 4 h 30 et 155 km

TPST : Quiocta 1 h – Doline de la maisonnette 15 min

13 février

Direction Chiclayo. Le voyage s’arrêtera ici pour moi après 10 jours d’aventures et de découvertes extraordinaires. Mon bus est prévu ce soir à 19 h 30.

TPSR : 5 h 30 et 320 km

14 février

Arrivée sur Lima au petit matin vers 11 h 30. Mon Black Sirius m’attend tranquillement à l’appart.

TPSR : 15 h et 790 km

PS : pb de téléchargement… les photos arriveront via email.

2 h 30 au total

Participants à l'activité

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