Samoëns – CH3

du 29/06 au 01/07/2016 | Samoens (74 - Haute-Savoie) | France

Le but de cette sortie est triple, commencer à monter un peu de matériel au refuge et au camp, puis de passer 2 nuits vers le CH3 (aussi appelé F3, voir CH28 suite à une erreur, mais c’est bien le CH3) pour essayer de continuer les explos et équiper le trou en laissant le trou équipé pour le camp.

Nous partons de Lyon donc bien charger, et c’est peu dire… la Jarjattator (entre autre) c’est pas très léger… pour une arrivée au refuge vers 13 heures ce mercredi. Nous faisons les sacs, passons faire un petit coucou à Charlotte, Pemba et Gaëlle, puis montons au CH3, pour installer les tentes vers 20 heures. La neige est encore bien présente, et les zones herbeuses plates assez rares.

Dans la nuit nous essuyons un petit orage, qui plieras la tente de Gaé, faisant prendre l’eau aux duvets… l’orage passe vers 4 heures du matin.

Ce jeudi, nous faisons un saut vers l’entrée du CH3 vers 10 heures, et la nous creusons… heureusement, le courant d’air chaud sortant du CH3 a creusé un petit conduit 3 mètres au dessus de l’entrée. C’est après 2 heures de creusage et un pause casse-croute que nous nous enfilons dans cette neige pour rejoindre la tête de puits. Nous avons était obligé d’installer un goujons + AN  pour rejoindre le départ.

Ce coup- ci nous voyons bien comment le CH3 est en hiver (sous la neige), et nous pouvons laisser le trou complétement équipé, ce qui évite de monter 40 mètres de corde à chaque début de saison… Il faut juste prendre une petite C10 avec 2 plaquettes pour équiper la MC d’entrée et rejoindre la tête de puits (corde laissée vers l’entrée).

Donc P16 et P8 équipé en fixe, ce puits n’abime pas la corde laissée en place (pas de neige, ni d’UV, ou de frottement du un écoulement d’eau), cette  première corde descend jusqu’au second puits, par l’intermédiaire d’un frac laissé en place (grande sangle jaune + mousqueton sur AN, réglage de la sangle possible selon hauteur de neige) pour rejoindre en MC le R7 (que je renommerais sur la topo P7) équipé également en fixe avec une C30, ce qui laisse bien 15 mètres de corde pour équiper le prochain R3.

La suite de la descente de cette branche amont se fait donc dans la neige l’hiver (l’été aussi, mais dans des proportions bien moindre), en passant par un R3, que nous ne pouvons équiper par batteries vides, mais ce R3 se désescalade assez facilement, tout en étant assez dangereux car en léger dévers… il sera en principe équipé pendant le camp (utiliser donc corde précédente en la coupant).

Nous arrivons ensuite transversalement dans un méandre de bonne taille, la coule de l’eau qui créait un siphon sur le point bas… l’été dernier ce siphon était passable en faisant de la désob (boum boum ou piochon). Ce siphon est glaiseux, avec 50 cm d’eau. Nous sommes à – 47m.

La suite se fait sur le premier puits, au milieu du P8 une branche part en direction du C74 et c’est là que nous passons le plus de temps, c’est là aussi ou c’est le plus intéressant.

Nous arrivons dans la dernière salle, la un puits a était remontée en artif la dernière fois.. nous le remontons à nouveau (P5 + petite MC dans méandre), vérifions la suite… cela continue en méandre remontant très étroit, passable pour la première étroiture un peu en hauteur, la seconde Gaé ne la passe pas, car ce méandre est très arrosée (il pleut dehors + fonte de neige) et a toute les chance de ressortir dans peu de temps… comme Xa le pense, le mieux serait de revenir avec un ARVA et 2 équipes… ce méandre remontant n’est donc pas très intéressant mais nous permets de se planquer une bonne demi-heure, le temps de faire péter… Nous en profitons aussi pour déséquiper en partie ce puits remontant, nous laissons juste une corde pour remonter ce P5, déséquipons la MC (prévoir une petite C10) et récupérons ainsi une bonne C25 en 10mm.

La suite se passe donc dans cette salle, la un méandre semble descendre, mais l’entrée est barré par des étroitures… nous faisons donc 2 trous et mettons 2 pailles, en 2 fois… le temps que les gaz s’échappe, nous allons voir un autre terminus, le plus au Sud… le problème c’est que au fond coule du plafond une grosse quantité d’eau… la désob se faisans en point bas, cela rend impossible ce chantier… l’été au sec cette désob est accessible.

Une fois que les gaz des 2 boums se sont fait la malle, nous allons voir le méandre… Gaé passe très difficilement dedans, la suite 4 mètres plus loin mérite aussi une paille, voir une massette. Le courant d’air soufflant passe par là, ça vaut le coup… nous reviendront avec le perfo et 1 batterie chargée et surtout une massette… En-effet, sur les 2 batteries montées au CH3, la première (batterie Hilti d’origine marqué B en jaune) semble HS en mode perfo (pas assez de jus) et la deuxième (la 36 volts fabriquée par Stéphane Lips) est déjà déchargée, après un trou de goujon et 2 trous de 8mm pour les pailles… Nous ressortons donc vers 20 heures, ou il fait pas beau du tout, mais nous avons quand même évités un orage et les grêlons de cet après-midi.

La soirée dans le brouillard est fraiche, mais sèche, donc plutôt pas mal… le lendemain matin, retour au refuge, avec un crochet au B6.

 

 

 

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Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.
Gaëtan PGaëtan P.

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