Samoëns : CP77, CP7

du 23/10 au 25/10/2020 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Vendredi 23 octobre

Laure, Caien et Fred montent en tout début de soirée, sous la pluie en se faisant bien mouillé. Constance et moi montons un peu plus tard, et la pluie, de très fine passe à néant assez rapidement. En revanche, ça coule de partout, et très fort. Au pont du carrefour des Barmes, il est impensable de ne pas le prendre, le ruisseau a un débit très haut et très impressionnant, nous l’avons rarement vu à ce niveau.

A 23 h et des brouettes, il n’y a plus de Chartreuse au refuge, c’est la dèche !

Samedi 24 octobre

Nous préparons le matos, chargeons les sacs et partons du refuge vers 10 h 15, direction le CP77 qui nous fait bien rêver depuis que nous avons commencé la désobstruction d’entrée. Constance nous accompagne jusqu’au pas de l’Avoine, puis fait demi tour pour rejoindre ma soeur, mon beauf’ et leurs enfants à Morillon. Elle en profite aussi pour faire le plein des bouteilles d’eau au refuge.

En montant, je m’arrête au CP23 pour en reprendre les coordonnées au GPS parce qu’elles étaient mauvaises dans la base de données (donné pour être à gauche du chemin en montant, alors qu’il est juste à droite, légèrement au dessus).

La neige est bien au-dessus du CP77, mais il reste quand même pas mal de névés. Le CP77 est bien ouvert, mais juste au dessus, il y a un névé qui fond et qui coule dans le-dit trou… Du coup, je prends une bonne douche pour percer le bloc qui bouche le passage (2 pailles), puis pour équiper. Le début du puits est bien étroit et bien accrocheur. 7 m plus bas, nous arrivons sur un palier, avec l’arrivée d’un petit méandre et d’un nouvel actif. 5 m en dessous, c’est le fond du puits, bien arrosé aujourd’hui. L’eau part dans la faille, vers le SE. Ca forme une petite galerie, mais au bout de 5 m, l’eau s’infiltre dans les blocs. Dehors, il ne fait pas chaud, mais quand même cette perte est un peu soufflante. Nous (surtout Caien !) passons une bonne heure à sortir des blocs et de la terre de ce terminus, mais sans réussir à passer. Il va falloir revenir en été, et en période sèche pour donner un ou deux coups, et voir si ça vaut le coup d’insister sur un camp.

Je fais la topo (25 m environ) en remontant et en déséquipant (je laisse les 2 plaquettes sur les goujons de tête de puits, le reste est en AF que je retire). TPST : 2 h.

Dehors, nous retrouvons le soleil avec plaisir parce que nous sommes bien trempés et avons bien froid !

Nous ne trainons pas, et filons plus bas au CP7. Le courant d’air est bien présent, et comme nous sommes mouillés, il nous gèle ! Caïen se met au fond et creuse les résidus du tir de la fois précédente, et nous nous faisons passer les seaux pour tout évacuer. Au final, ca fait pas mal de place. Laure et Fred s’acharnent à la massette sur le seul béquet un peu gênant sur la descente, et maintenant, ce n’est plus qu’un souvenir !

Au bout d’un peu plus d’une heure de désob manuelle, Laure et Caien remontent et descendent au refuge. Je passe sur le front, et perce 10 pré-trous. Fred m’accompagne moralement en claquant des dents. Par manque de batteries, je n’arrive pas à terminer tous les trous, il manque environ 3 trous et demi à terminer. Nous ne tirons donc pas, et ressortons en déséquipant la corde et la ligne de tir. Dehors, il fait nuit, et nos sacs à dos commencent à givrer. Nous ne trainons pas, déposons la corde, la ligne de tir et mon matos au CP19, puis descendons au refuge où nous arrivons vers 21 h 30, bien fatigués.

Dimanche 25 octobre

C’est la grasse mat’, nous nous levons à 8 h… nouvelle heure !

Après avoir vidé les sacs de la veille et le petit dèj, nous montons léger vers le V’Loise. Il y a des chasseurs de partout, ils sont au cerf, mais les chamois ne le savent visiblement pas, et ils courent partout sur les vires, tout affolés…

Au V’Loise, nous installons la bâche pour l’hiver. La prochaine fois, il ne faudra pas démonter la partie sur le gros rocher, accrochée avec plein de ficellous.

Nous revenons en fin de matinée au refuge, et rangeons le tout avant de redescendre dans la vallée. Nous descendons, bien chargés, les 2 perfos Hilti et Festool, ainsi que leurs batteries et tout le boum. Nous arrivons à la voiture peu après 15 h. Nous papotons encore un peu, rajoutons de l’huile dans ma voiture qui a la bonne idée de vouloir la recracher, puis nous séparons.

En attendant de retrouver Constance sur Samoëns, je fais un petit tour dans les 100 m autour de la voiture, et trouve pas mal de giroles grises, le prochain lapin me remerciera !

Participants à l'activité

Frédéric GFrédéric G.
Constance PConstance P.
Xavier RXavier R.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *