Samoëns : Désobstruction et prospection

du 03/07 au 05/07/2020 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Vendredi 3 juillet

Fred, Pernard et Josiane montent au refuge en fin d’après midi par le chemin du bas.

Constance, Fabri et moi même partons du parking du haut à 21 h, et arrivons au refuge à 22 h 20.

Samedi 4 juillet

Dès le matin, nous préparions une bonne vingtaine charges pour aller travailler au dessus du lac, puis montons au B41.

Nous y arrivons pour 12 h. Avant d’attaquer le travail dans le B41, je montre à Fred et Constance le trou de mulot qui fait un trou de courant d’air dans la neige, puis je retourne charger les 7 trous que j’avais percé deux semaines plus tôt. Boum, puis fumée, et tout dégage rapidement. Le travail du tir a été bien efficace, il ne reste plus qu’à enlever le demi mètre cube de gravasses cassées.

Une fois une bonne partie des gravasses évacuées à l’extérieur, je perce 9 trous, puis les charge. De nouveau, la montagne tremble (Josiane, au refuge, nous dira qu’elle nous a entendu !), puis c’est encore le jet des gravasses du fond du trou vers l’extérieur. La prochaine fois, il faudra monter un seau pour travailler à 2 ou 3, ce sera plus facile. Je nettoie pas mal, puis termine la batterie du perfo en perçant 5 trous et demi. La prochaine fois, il faudra finir un trou, puis peut-être en faire un sixième un peu plus bas pour que la zone soit bien confort. Après ce prochain tir, il faudra voir s’il faut un faire un autre pour rendre confortable le fond de la faille continuer à creuser en dessous, mais ce ‘nest pas sûr que ce soit nécessaire.

En sortant du B41, je vais voir le trou à mulot où Constance et Fred s’acharnent. Ils n’ont pour outils que des cailloux, leurs ongles et leur dents. Mais en arrivant sur le replat, je vois un gros menhir, Constance à côté, et puis de la terre qui vole à côté. La tête de Fred ne sort plus du trou de mulot… Ca se creuse très bien, la terre est très aérée, il y a parfois des poches de vides, et la roche a été atteinte. Pour continuer, il faudrait venir avec une pioche pour faciliter le chantier.

Nous plions bagages, Pernard descend par le chemin tandis que nous passons au B6 déposer nos tentes, de la bouffe pour le camp et la perfo de Tom. Nous continuons la descente par la Combe aux Avens. Le V11 est bien ouvert. La corde est en place en plafond. Au niveau de l’amarrage, elle est directement tressée dans les plaquettes, il faudra à chaque fois vérifier qu’elle ne s’abîme pas par manque de maillons.

Au refuge, nous pensions retrouver Ourson et Tim, mais visiblement, ils ont déclaré forfait. Nous nous rabattons alors sur une bonne fondue en terrasse !

Dimanche 5 juillet

Il fait beau, encore !

A notre lever, une septimontaise vient frapper à la porte : elle travaille pour la radio de Samoëns et souhaite nous interviewer pour la radio de Samoëns. Nous passerons donc bientôt sur les ondes locales !

Ensuite, Constance et Pernard vont faire leur pèlerinage au V’Loise.

Fred, Fabri et moi montons vers la Combe aux Puaires. Nous passons au CP8 (pas de courant d’air), puis montons dans la combe juste au dessus du CP1. Je réveille une belle vipère Bérus. Je marque l’entrée basse du CP24 (marquée jusqu’à présent juste par un point bleu !), puis nous retrouvons le puits que je voulais pointer : il est bien au dessus de la galerie du P18. C’est une belle entrée, avec un P25 ou P30 bien ciselé, et surtout, avec un bon courant d’air soufflant. Nous n’avons pas vu de spits, mais il a très probablement été descendu parce qu’il y a un vieux marquage illisible à la peinture rouge. Après fouille dans l’inventaire, je suppose que c’est le CP07. Il a été visité dans les années 70, son terminus est marqué comme terminé, mais vu le courant d’air, il faut vraiment le revoir, il pourrait nous donner un accès facile et rapide à la base du CP12, ce qui serait super pour reprendre les travaux dans le méandre aval aspirant…

Au dessus de ce gouffre, nous notons et marquons un puits à neige marqué d’un point rouge (CP72), puis un second un peu plus haut, bien plus petit (le CP73, j’y fais une visée jusqu’au fond que je vois), puis nous montons vers le CP12. Il est plein de neige, mais le départ du boyau est bien déneigé. Au dessus, Fabri trouve un P10 dans le lapiaz, dans lequel je fais une visée, et que nous marquons CP74. Fred nous quite allors pour redescendre au refuge puis dans la vallée avec Pernard et Josiane.

Fabri et moi continuons à monter dans les pentes sous le chemin de la Combe aux Puaires. Dans une faille, nous trouvons une petite dépression très ajourée. Un courant d’air fort et froid en sort. Nous enlevons quelques cailloux, mais sans gants, ni massette, ni burin, ce n’est pas évident à travailler. Toujours est-il que ça caille malgré la température extérieure, et que lorsque nous cognons sur les gros blocs, ça résonne comme pas possible…

En remontant vers le CP14, nous retrouvons le CP13, pour lequel nous n’avions pas les coordonnées dans la base de données. Je suis surpris de sentir un bon courant d’air froid et soufflant. L’entrée a belle gueule.

Le CP14 est à peine ouvert (trou dans la neige de 20 cm de large pour 60 cm de long. Le CP16 est bien soufflant, mais il faudrait aller voir au fond, au contact avec le rocher, pour savoir s’il est ouvert ou pas, mais je pense que oui, il l’est.

Après une petite collation devant le CP16, nous montons sur la zone des L, puis traversons tout le haut de la zone des T pour redescendre vers le plan du Velar et le A21. A 15 h, bien cuits par le soleil, nous sommes devant une grande bière sur la terrasse du refuge.

Nous fermons ensuite le refuge et descendons tout doucement à la voiture !

Participants à l'activité

Frédéric GFrédéric G.
Josiane LJosiane L.
Constance PConstance P.
Xavier RXavier R.

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