Samoëns : On insiste au CP7 et au VLoïse

du 07/08 au 09/08/2020 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Vendredi 7 août

La famille Lips monte en après midi au refuge. Constance et moi partons de Grenoble à 18 h 30, et montons de nuit, un peu plus à la fraiche !

Samedi 8 août

Fabien, Constance et moi montons au CP7 avec du matériel de tir, pour continuer la désobstruction. Nous arrivons au CP19 vers 11 h 45. Notre mouton malade de la dernière fois est toujours là, et bien vivant. Il sent moins le pourri que le weekend dernier, c’est peut-être bon signe pour lui !

Nous mangeons au soleil, puis j’équipe et descend finir les trous que j’avais commencés la veille. J’en rajoute deux, soit au total 7 trous pour ce tir. Je ressorts, et nous mettons l’feu à la mèche. Les premiers gaz ressortent environ 20 secondes après le boum, c’est très rapide. Il faut dire qu’il fait chaud, et que le courant d’air est fort, même à l’entrée qui est plutôt assez grande.

Nous attendons un peu, puis Fabien redescend au refuge rejoindre Bernard et Josiane. Constance et moi descendons au fond du CP7, et dégageons les gravasses du tir en se faisant passer des brassées de cailloux que Constance jette plus haut. Le tir a bien fait son office, et le virage que je voulais gommer est, comment dire, effacé de nos mémoires. Au cours du déblaiement, j’arrive à dégager une clef de voute dans le méandre, ce qui me permet de dégager très rapidement les cailloux vers le bas, et d’agrandir la section du méandre (*2-3 ?). En conséquence, le courant d’air augmente proportionnellement. Ca caille !

Constance remonte au début de la désobstruction pour abaisser le seuil, et sécuriser le travail. Pendant ce temps, je perce 8 trous dans le virage suivant. Avec le courant d’air, je me fais plâtrer par les résidus de perçage. En plus, malgré mes chaussures de montagne, je prends l’onglet aux deux pieds. Je charge les trous et nous remontons. Je déséquipe la corde car je me doute qu’il commence à se faire tard. Arrivés dehors, nous faisons le boum, il est 18 h 15. Nous plions bagages sans aller voir le résultat du tir. Il faudra revenir, ça reste très motivant, c’est pour l’instant, certes, un méandre trop étroit pour passer, je n’ai pas tenter de voir derrière le dernier virage que nous avons tiré, ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas de puits dans les prochains 50 cm, mais ça sent quand même le puits (la libération ?) pas trop loin !

Nous laissons dans le CP19 un kit rouge (le fond commence à être malade), avec la corde d’entrée du CP7, les amarrages nécessaires (1 dyneema, 3 maillons, les plaquettes sont en place, et attention, la corde, c’est une 8 mm qui peluche) et toute ma quincaille. La prochaine fois, il faudra monter un jeu de massette/burin pour nettoyer les parois des tirs.

Nous rejoignons les Lips au refuge vers 20 h.

 

Bernard et Josiane montent au V’Héloïse vers 11 h. Ils démontent entièrement la protection du trou puis démarrent la désobstruction. C’est assez sportif à deux : Bernard creuse et Josiane fait les aller-retour avec les seaux. Après 6 séances d’une vingtaine de minutes, entrecoupées de pause et du repas, ce sont plus de 100 seaux qui sont remontés. Ils n’ont pas attaqué le « front de taille » mais approfondie l’ensemble de la tranchée.

Le soir, nous mangeons chez les voisins du haut !

Dimanche 9 août

Je ne peux pas dire que je sois très motivé par le VLoise qui, morphologiquement, ressemble plus à une moraine doublée d’un éboulis de pente qu’à autre chose vraiment karstique, mais nous y montons tous quand même en milieu de matinée. Constance et Pernard se mettent au piochon, Josiane et moi vidons les seaux. Nous continuons à approfondir la tranchée sans toucher au front de taille. Devant ma non-motivation (pour une fois, c’est dans ce sens !), Pernard se tâte à se laisser convaincre, d’autant plus que ça devient de plus en plus difficile de creuser à cause de la présence de gros blocs. Ca sent la fin, tout ça…

Mais c’est sans compter l’opiniâtreté de Constance qui finit par dégager un petit trou de 3 cm2 entre deux blocs, trou par lequel se met un place un petit courant d’air froid. J’ai beau être non convaincu par cette désobstruction, il me faut quand même reconnaître que  ça ressemble à un courant d’air de trou. Certes, il n’est pas très fort, mais quand même, il est clairement plus important que le légendaire courant d’air à Totophe ! Le courant d’air provient de la base du front de taille et le remplissage semble un peu moins compact. Du coup, il faudra revenir avec des pailles pour tirer les trois blocs qui nous emmerdent, et continuer à descendre… Et puis s’il y a des maçons pour les prochaines sorties, ce ne sera pas de refus parce qu’il faudra peut-être voir comment étayer et stabiliser le tout. Il faudra continuer à approfondir la tranchée mais également avancer le front de taille et peut-être purger les cotés. Les prochaines séances risquent d’être un peu plus techniques.

Nous pic-niquons à l’ombre de la falaise, histoire de ne pas souffrir du soleil, puis revenons au refuge. Nous buvons une bière en haut, puis faisons un peu de ménage en bas. Nous trouvons un carton avec un bouquin sur les refuges (celui que Pauline a fait il n’y a pas si longtemps). Sur le carton, c’est écrit que c’est pour Charlotte et Tendi. Il est presque 16 h, les Lips descendent dans la vallée, Constance et moi attaquons la sieste au frais. A 17 h, nous montons donner le bouquin à Charlotte. Elle est super contente et nous remercie tous !

Nous attaquons la descente à 18 h passés et arrivons à la voiture un peu avant 19 h 30.

TPST (CP7) : 5 h ; TPAC (VLoise) : 3 h + 2 h

Participants à l'activité

Josiane LJosiane L.
Constance PConstance P.
Xavier RXavier R.

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