Scialet du tonnerre

le 09/08/2014 | lans en vercors (38 - Isère) | France

Sur des souvenirs d’il y a 4 ans de Carx et Dav et bien décidés à nous éclater nous avions jeté notre mousqueton sur le scialet du tonnerre, -500 au nom prometteur… après une semaine de reprise de boulot plutôt fatigante j’avais fébrilement tenté de trouver quelques motifs réconfortants sur le net; plusieurs récits de tentatives avortées d’aller au fond, des descriptions de départs en monospit sur des P50 , sans compter les mails de Carx nous enjoignant de prendre cagoules et vivres en prévision d’une température autour de 5°C…rien de bien encourageant , je tombe enfin sur une bonne nouvelle: un rééquipement début 2014 par une équipe décidée à retourner plonger. Bon on peut au moins espérer éviter le monospit. Bien motivé,  à la réunion de mercredi, entre le saucisson corse et la tarte de patrick nous prenons tout ce qu’on trouve en 8mm, convainquons Constance de venir faire son premier -500 (et porter le kit bouffe :-)) et hop dans le coffre.

Partis samedi matin de bonne heure de Lyon avec Carx et Constance et après un détour invonlontaire par Villard de Lans  (Carx:  » Ah ben oui je confond toujours, je me disais bien que je reconnaissais pas! ») nous retrouvons Dav et Olivier sur le parking de la station de ski de Lans en Vercors à neuf heure et demi. Le temps est au beau fixe mais les prévisions méteos sont plutôt à la pluie…Avec le recul on aura pas vu une goutte et il aura fait trés beau tout le weekend! comme quoi….

C’est sur fond de reggae et d’anecdote  d’olivier en vacances pour 1 mois et tout excité de retrouver les alpes après 1 an et demi au cameroun que nous préparons les 6 kits.(Dav « c’était un vrai tetris d’aligner les longueurs de cordes avec les regroupements de puits ») Il sacrifiera même une corde perso pour récupérer 15m manquants.

Nous nous engageons chargés comme des mules sur le sentier qui monte vers la combe oursière, chemin de droite et normalement c’est plus très loin…normalement…Le trou est marqué V18 SGCAF d’après la topo. Plusieurs heures plus tard et quelques litres de sueurs en moins nous avions trouvé le V22, le V4, le V6 et autres confrères mais point de V18…(« tu nous avais pas dit que t’avais les coordonnées et un GPS sur ton portable? » .. »euhh ben oui mais j’ai pas su convertir les systèmes de coordonnées.. ») Pendant ce temps Constance faisait la sieste sous les sapins. Finalement et grâce au point d’altitude , victoire! il est là. Pour s’en rappeler: suivre le sentier balisé vert et jaune plus ou moins parallèle au sentier principal qui part du carrefour (situé à une centaine de mètre sur la droite quand on monte) et s’arrêter à la cote 1700m, le trou s’ouvre à une dizaine de mètres du sentier dans un terrain plat surplombé par un bosquet de sapins. « V18 » est marqué à la peinture sur les rochers voisins, visible du sentier.)

Enfin nous plongeons dans le trou, sa réputation de trou froid se vérifie d’entrée. Il y a des nouveaux spits et l’équipement est bien secure à condition de penser à utiliser les nombreux AN disponibles pour doubler quelques monospits et faire les dev à bon escient. Dav et Oliv en grande forme et taillés comme des athlètes partent en tête et bientôt le gouffre résonne de leurs cris et chants triomphants à chaque nouvelle descente vers le fond.

En gros quatre parties:

1.On atteint rapidement la base de la première série de petits puits à la côte -170 m (3 ou 4 P20 et autres plus petits) le dernier P20 se caractérise par un pendule à quelques mètres du fond suivi d’une escalade (corde en place) de 4 mètres.

2.Après ça devient plus grand en puits, entrecoupé de méandres. Successivement le puit du fada, le puit de la capuche une petite bouffe dans la salle à manger (-300m) et pour finir le superbe puit des mariés qu’on équipe en diagonale. tous des P50 . On en prend plein la vue et c’est franchement magnifique. On commence à avoir de l’eau et la température descend encore. Action!

3.Pour finir la corde une succession de puits plus modestes allant du P5 au P30 nous amène à l’actif.

4. Démarre alors un trés beau collecteur (enfin nommé ainsi sur la topo mais j’émets quelques doutes car il semble se perdre sous le siphon qui présente une surface on ne peu plus calme comparée au torrent qui disparait 20 mètres avant) On progresse autour ou dans l’eau, avec de temps en temps une vasque sur une longueur je dirai entre 100 et 200m, le conduit est de dimension confortable et émaillé de quelques curiosités telle cette arrivée d’eau latérale qui surgit de la paroi comme si celle ci était poreuse! On peut éviter de se mouiller moyennant quelques acrobaties et passages latéraux. (enfin c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’une prise en lâchant me rappelle mon surpoids et non contente de m’éclabousser de pied en cap ne m’oblige à m’enfoncer au delà de la fatidique hauteur de botte). Le siphon terminal (il parait qu’il y en a 4) est de belle dimension avec une eau trés claire et une petite plage de 5 x5m , on y voit un fil d’Ariane plonger dans l’inconnu…

Constance n’en peut plus de joie d’avoir fait son premier -500 et nous le rappellera durant toute la remontée en testant tous les standards musicaux de sa connaissance (et quelques autres sons plus ou moins bizarres en duo avec Oliv) . Nous eûmes ainsi un bel aperçu de la résonance de tous les puits et l’on peut dire que le plaisir visuel de leurs descente fut complété du plaisir auditif à la remontée.

Pause confort à la sallle à manger (fallait bien honorer son nom!) avec capucinos pour tous s’il vous plait (qu’est ce qu’on ne ferait pas avec un Esbit) et c’est reparti. Les « petits » puits décrits plus haut me semblent interminables, (Oliv « Ah ouais? Pour moi les remontées de puits c’est du repos entre les méandres ») Bon…je vais me mettre à la muscu peut être, quoique je ne suis pas loin de partager la philosophie de Carx dévoilée le lendemain lors du petit dej à la terrasse d’un café : « derrière toute brioche, il y a du chocolat » (comprenne qui pourra!)

Nous sommes sortis dans la nuit, fatigués pour certains, crevés pour d’autre (moi!) mais tous hyper heureux d’être allé au bout! La descente vers le parking, le casse crôute, l’installation rocambolesque pour la nuit et puis surtout toute cette amitié palpable qui se crée à chaque sortie spéleo vinrent parachever cette belle journée.

Le lendemain, journée glandouille sous le soleil à la terrasse d’un café, nettoyage du matos dans la rivière, continuation pour les heureux en vacance et retour sur Lyon pour les 3 autres.

Pour conclure comme dirait Oliv: « Woaa k’cest bon, j’ai refais le plein d’énergie positive pour toute la semaine 🙂 »

 

TPST 15h

Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.

2 commentaires sur “Scialet du tonnerre

  1. Quelle rapidité !

    Deux corrections mineures :
    – Le détour était par Villars de Lans
    – Le dernier participant, c’est Olivier Gente, pas Olivier V

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