Sortie dans les plafonds de la Gourance – JB

du 23/02 au 24/03/2019 | Samoens (74 - Haute-Savoie) | France

Vendredi soir, Fred récupère Antoine au péage de l’A43 à Chambéry à 18 h 15. Il y a encore un peu de neige au parking du bas à Samoëns. Elle devient plus présente à partir du petit pont. Fred et Antoine s’égarent avant d’arriver au refuge en suivant une trace très fréquentée qui suit la base du Criou et passe au-dessus du refuge du Folly. Ils reprennent rapidement le bon chemin. Seule une trace de ski passe devant le refuge, ce qui est rare après dixjours sans chutes de neige.

Arrivée à 22 h 30 au refuge. La porte est déblayée rapidement. Arnauld démarre sa montée au refuge pour arriver vers minuit (en s’égarant également de la même manière qu’Antoine et Fred).

Samedi 23 février 2019 : Départ à 10 h 00 environ du refuge sous un soleil magnifique et il commence à faire chaud. La marche d’approche est rapide, la neige est bien structurée pour la randonnée en raquettes. L’entrée du V4bis est bien ouverte. Il y a un peu de neige dans la zone d’entrée mais rien de comparable par rapport à 2018. Peu de glace également.

Entrée sous terre à 12 h 00. Nous rééquipons complètement le petit puits d’une cascade peu après la cascade Jean Dupont.

Nous faisons une pause au bivouac -500 avant de repartir pour continuer les explorations au sommet de la Gourance dans le réseau GourToiDeLa. Arnauld et Antoine avaient effectué une à deux séances en 2014-2015 dans ce nouveau réseau mais ils ne se rappellent plus très bien de la configuration des lieux. La topographie n’est pas très compréhensible par rapport au descriptif, nous avons du mal à nous repérer. Nous partons d’une galerie marquée avec un point d’interrogation, nous nous assurons qu’il n’y a pas de traces de pas. Nous sommes au sommet d’un P15 (marqué E15 sur la topo), partant en bordure du puits de la Gourance. La galerie que nous explorons fait une boucle pour rejoindre de nouveau le puits de Gourance. En face, nous observons un magnifique départ de conduite forcée. Nous débutons l’équipement d’une vire au sommet du puits de la Gourance pour la rejoindre. C’est sportif, nous nous relayons à l’équipement. Arnauld fait tomber malencontreusement le marteau qui échoue au fond du puits de la Gourance. Fred redescend et effectue des recherches pour le retrouver. Aucune trace du marteau. Antoine a trouvé un caillou qui le remplace, c’est moins pratique mais nous pouvons continuer à planter des goujons. La main courante équipée en plafond, est nommée « Vire des Marteaux ». Elle est technique, sa progression nécessite d’utiliser la poignée pour passer la plupart des points d’amarrage ; elle ressemble plus à une via corda. Nous atteignons la conduite forcée qui est plutôt un large méandre de plusieurs mètres de hauteur et encombré d’énormes blocs tombés du plafond. Nous progressons, une ouverture dans le sol permet de se rendre compte que nous sommes sur un niveau supérieur du méandre. Nous arrivons au bout du méandre, son plafond s’abaisse subitement. Une petite coulée de calcite obstrue son extrémité, un passage étroit ventilé est présent mais il est impénétrable. En revenant un peu en arrière, au point où le plafond du méandre s’abaisse, un P5 permet d’atteindre le niveau inférieur. En amont, le méandre se termine au bout de 2 m sur une trémie impénétrable. En aval, nous progressons et nous rejoignons le puits de la Gourance. Nous sommes dans une ouverture qui est en face de la base du P15 (ou E15) du réseau GourToiDeLa. Nous avons fait une boucle et levé un point d’interrogation de la topographie. Au retour, nous déséquipons le P15 car la sortie du puits est très difficile et nous équipons un P12 à partir de la main courante de la vire des Marteaux qui permet de retomber sur le cheminement principal. Cet accès est plus pratique pour rejoindre ce nouveau réseau.

Sur le chemin du retour au bivouac -500 m, sous un gros bloc à la base de la corde remontante du puits de la Gourance, nous retrouvons le marteau. Nous ne comprenons pas comment il a pu se retrouver à cet endroit, et surtout sous un bloc, qui est très décalé par rapport à la « vire des Marteaux ».

Nous retrouvons le bivouac -500 m vers 2 h 30 et nous nous couchons vers 3 h 00.

Dimanche 24 février 2019 : Lever à 8 h 15. Départ du bivouac à 10 h 00, nous changeons à la remontée la corde d’un petit ressaut en aval immédiat du puits Alain. Retour à l’extérieur à 14 h 30. Le temps est toujours au beau fixe. La neige fond au refuge. La rivière du Clévieux au parking du bas est en petite crue.

Retour dans nos pénates respectives en soirée.

Topo relevée estimée à plus de 100 m.

Ci-joint des photos prises par Arnauld

 

 

26h30

Participants à l'activité

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