ultra des coursières

le 09/05/2015 | St Martin en haut (69 - Rhône) | France

Pour la deuxième année consécutive me voici sur la ligne de départ de l’ultra trail des coursières : 102 km et 4000D+ dans les monts Lyonnais avec une belle ambiance et sous un beau soleil . Je pars rapidement avec l’ambition de faire moins de 13h et d’accrocher un podium en V2, je repère un concurrent et reste au contact . Dés les premières montées je sens que les jambes sont lourdes…je décide de me refaire dans les descentes mais un rocher fourbe et affleurant ne l’entend pas de cette oreille et me voilà étalé de tout mon long la moitié de la main ensanglantée …je repars comme je peux en tentant de ne pas mettre du sang partout, au contact de l’air ça sèche vite et j’oublie vite la douleur. Plus loin je trouve un lavabo prés d’un terrain de foot et j’en profite pour tout nettoyer. Plus tard l’infirmière de la croix blanche me mettra un beau bandage. En attendant j’ai perdu mon lièvre et je me fie au chrono. Comme d’hab je double dans les descente et me fais reprendre dans les montées, ça lie des amitiés…Au relai du 55e km j’ai une heure de retard sur mes plans et je pense à abandonner, j’ai un souvenir pénible de la deuxième moitié du parcours l’an dernier, il est 13h et je commence à rêver d’une bière au soleil…Avant d’abandonner je récupère le sac laissé au relai, grignote beaucoup, me change et …..soudain me sens frais et avec l’envie de repartir. J’avise un des coureurs avec qui j’avais joué au chassé croisé montées/descentes qui semble avoir des problèmes d’estomac..Ayant tous 2 abandonné toute ambition chronométrique nous décidons de faire le reste de la route ensemble en mode rando sportive, après tout nous avons une marge considérable sur les barrières horaires. Et finalement ce fut une de mes plus riches expériences de trail! de 5km/h dans les montées à 8km/h dans les descentes, sans jamais courir nous avons rattrapé plusieurs  mal en point, fatigués ou arrêtés au moindre dénivelé. De notre côté pas de douleurs, un rythme tranquille, des discussions à bâtons rompus , appréciant le paysage et l’effort. Le parcours a changé par rapport à l’an dernier, un peu de hors piste en forêt et finish à la frontale vers 22h pour 16h de course et une leçon que je retiens pour la PTL de fin aout où la marche sera indispensable pour survivre aux 300km et 28000D+: born to run peut être mais born to walk sûrement! Prochaine étape l’utpma en juin.

16h

Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.

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