CR : Camp de Juillet à Samoëns, Synthèse

du 09/07 au 17/07/2016 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Synthèse par Xavier Robert

Vous retrouverez les CR précédents que j’ai intégrés.

 

Participants :

Constance Picque, Xavier Robert (09 au 17/07)

Stéphane Lips, Frédéric Alvarez et Gaëtan Poschmann (09 au 15/07)

Christophe Ferry (10 au 17/07)

Laurent et Marie-Jo Morel (09 au 10/07)

Cédric et Colin Chambe (10 au 13/07)

Patrick, Cécile, Caroline Comte et Guillaume Cerdan (14 au 16/07)

Marina F. et Guillaume L. (cataphiles Parisiens, 13 au 16/07)

Xavier Leblanc, Clément Baudy, Fred Astolfi, Arnauld Malard (Suisse), Laurence d’Hautefeuille (Suisse), Adam Rozenski (Polonais), Marcin Gala (Polonais), Julien Fresard (Suisse), Wendy Balzli (Suisse), Lucille Delacour, Antony Fouqueau, Fred Delègue, Cyril Laurent, Cécile Perrin-Gouron, Thomas Bonnand et Stéphane Serre (15 au 17/07)

 

Samedi 9 juillet (Gaé)

Je passe prendre Fred JR à 16 h chez lui, puis direction Samoëns.

Nous arrivons un peu avant 20 h au refuge. Nous avons la surprise de trouver une belle déco… à base de PQ ! Charlotte à frappé ! La prochaine fois, nous écrirons sur la liste que nous manquons urgemment de bouteilles de vins… Nos Péruviens (Constance et Xa), les Morel et Steph (P’tit Lips) sont déjà au refuge du haut. Ils sont montés dans l’après midi. Après une petite pause diner, nous laissons le refuge et ses habitants pour continuer notre montée jusqu’au lac, où nous bivouaquons sous un magnifique ciel étoilé.

 

Dimanche 10 juillet (Gaé)

Le soleil nous sort des duvets vers 10 h. Nous déjeunons et allons récupérer nos affaires laissées la semaine précédente dans un trou à proximité du B6.

Il reste encore pas mal de neige au dessus du lac. Nous plantons nos tentes dans la zone habituelle du B19, sur les quelques plaques herbeuse disponibles.

Une fois tout installé nous prenons le chemin du col des Chambres en direction du CH3. Lorsque nous arrivons, vers 15 h, L’équipe du chalet est déjà devant le trou et nous attend. Marie-Jo et Laurent sont en mode rando, mais nous ont monté une bonne partie du matos collectif (Un grand merci !). Steph préfère jouer au chamois sur le lapiaz ; c’est donc à quatre (Fred Jr, Constance, Xav et moi) que nous entrons dans le CH3. Le courant d’air est soufflant et nous permet de mener deux chantiers en parallèle : une désob dans la glaise et les graviers au fond dans l’axe de la galerie (type boyau des bousiers avec une douchette au début de la désob, mais sans la bassine d’eau froide au fond) et un élargissement des étroitures à la paille dans le méandre qui part de la salle. Constance remonte en surface après quelques heures, afin d’éviter l’hypothermie (chantier sous douche froide !) pendant que Xa au sec et en surchauffe, creuse pour déboucher ce qui ressemble maintenant à une conduite forcée. Avant 20 h et après plus de 3 m désobstrués, notre foreuse nous quitte pour rejoindre le refuge, pendant que Fred et moi continuons les chantiers pendant encore une bonne heure avant de ressortir pour filer au camp du B19. Nous avons arrêté la désobstruction du boyau au niveau d’un point bas qu’il faut agrandir par l’abaissement du seuil d’accès. La galerie semble remonter, mais elle est entièrement colmatée par des lames fines de calcites (et non plus des graviers et des galets !). Le fait de bouger quelques lames a fait forcir le courant d’air soufflant, même si nous ne voyons pas encore de suite. De plus, nous entendons un écho motivant. Du côté du méandre, nous avons élargit deux zones étroites. Xav est surpris par la technique de tir de Fred : sur la dernière lame, verticale, percée, les trous sont au sol et horizontaux… TPST : 6 h.

La météo annonce une dégradation… Fred et moi dormons près du B19.

 

Lundi 11 juillet (Gaé)

Nous avons convenu de nous rejoindre au refuge pour le déjeuner.

Alors que je fignole l’étanchéité de ma tente, un des deux arceaux me casse entre les doigts ! J’isole tout ce que je peux et bricole une nouvelle architecture à mon habitation, avant de l’abandonner pour deux jours aux caprices du temps…

Nous arrivons vers 14 h au refuge. Une équipe vient de partir gratter deux trous à courant d’air repérés par Xa ces derniers hivers : le BA3 et le BA5.

Nous les rejoignons après manger. Nous trouvons une nouvelle tête, Totof qui est arrivé la veille.

Les deux trous, même s’ils sont situés à moins de dix mètres l’un de l’autre, n’ont pas l’air d’être sur le même joint de strate. Du coup, nous formons deux équipes de désobstruction. Les chantiers, au rythme des pailles, avancent bien. Au BA5, nous passons l’étroiture d’entrée et arrivons sur un joint de strate descendant large (>3 m), mais encombré de blocs qu’il faut sortir pour continuer. Le courant d’air aspirant est fort. La désobstruction sera longue, mais au vu de la proximité avec le refuge et la force du courant d’air, il semble important de poursuivre l’effort.

Au BA3, nous avons passé l’étroiture terminale. Trois mètres supplémentaires de descente le long du joint de strate nous permettent d’atteindre une salle. Il est possible de remonter dans le joint de strate vers l’est sur environ 6 m. La suite est colmatée par des blocs. Nous entendons l’équipe du BA5, mais il semblerait que nous soyons sur un joint de strate différent de celui du BA5 (et le courant d’air ne correspond pas). A la base de la désescalade, une tête de ressaut a été agrandie. Le ressaut de 4 m permet de prendre pied sur le joint de strate inférieur. L’amont est impénétrable, mais correspond à l’arrivée de la seconde entrée du BA3. Vers l’aval, nous nous arrêtons au bout de 10 m sur une étroiture (TPST : 6 h).

Les Morel redescendent dans la vallée, tandis que Cécé et son fils Colin arrivent en fin de journée.

Le soir, nous révisons l’ensemble de nos batteries : Jarjattator n’a pas été chargé régulièrement, il y a eu un courant de fuite probablement au niveau des fils d’équilibrage, et un élément est mort… Les deux nouvelles batteries 12 V possèdent une résistance interne forte, et se mettent à bipper dès que le perfo force un peu (c’est à dire souvent…), même si la charge est bonne ! Nous les démontons donc pour les mettre en parallèle et en faire une seule batterie. Pour la tester, nous la conditionnons dans un cubi coupé que nous tunons ! Nous la baptisons « Cubitator » !

La pluie s’installe et les prévisions ne sont pas terribles pour les prochains jours.

 

Mardi 12 juillet (Gaé)

Pluie, pluie et pluie. Activité principale : le trou du c***… ou plutôt le président (autre nom de ce fameux jeu de cartes, où chacun semble avoir des règles différentes !)

Heureusement, quelques courtes éclaircies nous permettent de nous dégourdir un peu les jambes. J’en profite aussi avec Fred JR pour retourner au BA3 continuer la désobstruction (TPST : 3 h).

Le soir c’est soirée fondue au Folly. Charlotte étant dans la vallée pour un héliportage, ce sont Tendi et Gaëlle qui s’occupent de nous.

 

Mercredi 13 juillet (Gaé)

Pluie, pluie et neige en altitude.

Cécé et Colin profite d’une micro accalmie pour rentrer sur Lyon. Le reste de l’équipe n’est pas motivée pour monter au camp du B19 (allez savoir pourquoi ?). Les cartes continuent à fumer.

Dans la journée, Fred et moi retournons au camp. Totof, (qui ronge son frein depuis deux jours) effectue un aller/retour pour planter sa tente. Il ne restera pas dormir avec nous, faute de duvet qui est resté au refuge !

Dès que nous arrivons, je m’affaire à réparer ma tente. Il y a 10 cm d’eau à l’intérieur. Une fois vidée et « séchée », je répare l’arceau avec un bout de cintre et du scotch : au top !

Nous nous servons de la grande tente de Totof pour stoker le matériel collectif et faire office de cuisine. Dans la soirée, le froid arrive et la pluie se transforme en neige.

A 4 h 30 du matin je suis réveillé par le plafond de ma toile, qui me frotte le bout du nez : il est tombé plus de 20 cm de neige lourde et humide. Je sors pour déneiger et voir les dégâts, mais heureusement, les réparations ont tenues bon.

Au refuge, Constance, Steph, Totophe et Xav passent la soirée dans la cuisine chez Charlotte. En sortant de la cuisine, ils remarquent un sac à dos ouvert avec du matériel spéléo qui déborde… Bizarre. Après enquête, ils apprennent que ce sont deux spéléos cataphiles parisiens (Marina F. et Guillaume L.) qui sont montés sous la pluie dans la soirée pour participer au camp… Mais nous n’étions pas au courant… Ayant réservé en haut, ils dorment chez Charlotte.

 

Jeudi 14 juillet (Gaé)

Les conditions météos sont dignes d’un mois de novembre : neige, froid et brouillard.

Au refuge, c’est toujours activité cartes. Patrick, Cécile, Caro et Guillaume arrive en début d’après midi. Ourson va effectuer un tir seul dans le BA6. Malheureusement, un problème de ligne électrique (trop vieille et en place depuis 2 ans) le force à abandonner le chantier sans avoir pu tirer. TPST : 4 h.

Nous avons comme objectif de la journée d’aller récupérer notre matos spéléo laissé à l’entrée du CH3, et de continuer les explorations. Nous profitons d’une accalmie pour passer la vire du lac enneigée, et rejoindre l’entrée du trou. Nous retrouvons nos affaires en partie sous la neige. Alors que nous commençons à nous changer, le mauvais temps reprend de plus belle, ce qui nous pousse à enfiler rapidement nos affaires glacées et nous mettre à l’abri sous terre.

Le courant d’air est peu présent, nous avons l’impression que parfois il aspire, parfois il souffle : difficile à suivre… Nous effectuons un double tir (2 trous) dans les étroitures du méandre de la salle puis allons creuser au fond du réseau. Au bout d’un moment, nous sentons une forte odeur : on est en train de se faire gazer. Nous quittons rapidement notre poste pour nous rapprocher de la sortie. Le courant d’air qui s’est mis en place est bizarre : l’entrée est aspirante, le méandre soufflant et le terminus aspirant. D’estival, nous sommes passés en régime hivernal.

Nous nous concentrons sur l’élargissement des étroitures en tirant au plus proche de l’entrée.

Nous ressortons à l’extérieur au bout de 6 h. Il a du encore tomber 10 cm de fraiche : nous étions bien mieux sous terre ! Nous ramassons nos affaires et rentrons au camp en même temps que la nuit s’installe. Il fait froid, tout est gelé, et surtout rien ne coule, ce qui nous oblige à retourner au lac pour faire le plein d’eau.

Nous nous couchons vers 23 h après nous être « réchauffés » avec des soupes et tisanes.

Pour ma part, je passe une nuit difficile à cause du froid (duvet 0°C insuffisant !) et arrive à dormir vraiment à partir de 4 h du matin.

 

Vendredi 15 juillet 

Par Gaé, fin du camp :

Notre réveil s’appelle Totof, qui arrive à 10 h au camp, en compagnie de deux cataphiles parisiens, suivi peu après par Steph. Ils ont amenés avec eux le soleil, quel bonheur !

Avec Fred, nous plions nos affaires, car pour nous c’est la fin du camp.

Pendant que JR rejoint le refuge, je descends faire un coucou à Constance et Ourson, qui s’apprêtent à rentrer dans le V11. Avant de redescendre, P’tit Lips me montre deux trous qu’il faudrait reprendre : le C14 (colmatage dans une conduite forcée à attaquer à la pioche) et le V8 (étroiture en sommet de ressaut à élargir).

De retour au Folly, nous dégustons en compagnie des Comte une délicieuse tarte au Maroual, que Charlotte nous a concocté (Merci !!!).

Retour sur Lyon en fin de journée pour Steph, JR et moi.

 

Par Xav, Sortie au V11 :

Pendant que Fred JR, Steph et Gaé plient leurs affaires et redescendent dans la vallée, Constance, Totophe, Xav et les deux cataphiles parisiens vont continuer les explorations dans le réseau du Couteau Grenoblois (découvert en 2015, voir EV 73) par le V11.

Dans la journée et la soirée, de nombreuses personnes montent au refuge : Xavier Leblanc, Clément Baudy, Fred Astolfi, Arnauld Malard (Suisse), Laurence d’Hautefeuille (Suisse), Adam Rozenski (Polonais), Marcin Gala (Polonais), Julien Fresard (Suisse), Wendy Balzli (Suisse), Lucille Delacour, Antony Fouqueau, Fred Delègue, Cyril Laurent, Cécile Perrin-Gouron, Thomas Bonnand et Stéphane Serre. Xavier L., Fred A et Fred D. montent dormir au camp du B19.

Nous entrons sous terre vers 13 h 30. Lors de la descente, je suis devant, et attends très souvent mes coéquipiers. Je trouve la progression longue. M’y attendant, j’ai rajouté un T-shirt technique sous ma sous-combinaison, mais j’ai froid pendant toute la descente. L’accès au réseau visé s’effectue par la galerie des Dalles, conduite forcée remontante raide (35 à 40°), un peu argileuse, avec encore quelques dalles en équilibre. Il n’y a pas d’équipement, et même si la progression est relativement facile et sans risques, ce manque d’équipement gêne les cataphiles parisiens. En conséquence, ils font demi-tour dans cette galerie et remontent à leur rythme, tandis que les quatre Vulcains continuent.

Arrivé à l’étroiture d’accès au réseau du Couteau Grenoblois (ouverte a minima au couteau), le piochon, manié par Totophe et Ourson, entre en activité. Une dizaine de minutes plus tard, l’étroiture est transformée en boulevard. Nous nous dirigeons tous vers le terminus aval de la galerie la plus à l’ouest.

Constance et Totophe commencent à désobstruer un siphon de glaise sèche. Comme nous n’avions pas d’eau et que le réseau est sec à cet endroit, Constance et Totophe ressortent après une bonne heure de travail. Ils ont tout de même bien fait avancé le schmilblick, nous voyons sur environ 3 m, cela ressemble à un siphon de glaise, et ensuite, ça a l’air de remonter. Il y a du courant d’air, il faut continuer la désobstruction.

Ourson effectue en libre l’escalade juste en amont de ce terminus, escalade que j’aurais faite en artif… Il monte sur 10 m environ et retombe sur une petite conduite forcée qui redescend dans le pendage et qui devient impénétrable (colmatage) au bout d’une dizaine de mètres. Seul le courant d’air passe dans une étroiture impénétrable au sommet du puits.

Nous décidons lever le camp de cette zone, et remontons la galerie jusqu’au terminus amont, à savoir un puits remontant à traverser (et à escalader). Ourson est en forme, il prend le perfo ainsi que la nouille et continue la conduite forcée. Elle est toujours ventilée. Nous la remontons en suivant le pendage, ici important. L’escalade est rendue malaisée par les blocs instables et surtout par l’omniprésence d’une fine pellicule de glaise qui rend la progression extrêmement glissante. Nous nous arrêtons sur un méandre qui devient trop petit pour continuer. Du courant d’air est présent, une désobstruction musclée serait possible. Nous sommes proche de la surface comme l’atteste la présence de nombreux insectes. Nous faisons demi-tour en levant la topographie (50 m) et, comme d’habitude, nous nous refroidissons. Nous quittons la zone de travail un peu après 20 h 30.

Sur le retour, nous décidons de prendre un raccourcit par la galerie des Dalles. Mais il faut faire une escalade glissante. Ourson m’assure que ça passe, mais pas de bol, il se déboite l’épaule sur un palier au milieu de l’escalade. Il équipe a minima le passage pour que je le rejoigne et que je construise un point chaud. Je ressors seul à 22 h pour donner l’alerte, mais finalement, Ourson arrivera à tout ré-emboiter et à sortir seul vers 1 h du matin (voir l’article sur le secours ; TPST : 7 h 30 à 11 h 30).

 

Par Lulu, la montée au refuge :

Anto et moi partons de Grenoble vers 18 h afin de ne pas monter trop tard au refuge. Je ne sais pas combien de personnes sont là haut, ni combien comptent arriver, ni si nous allons rester au refuge ou aller au camp, du coup, nous décidons de prendre la tente. Il n’y a pas assez de place dans les sacs pour bouffe, couchage, vêtements et affaires de spéléo… Nous monterons donc sans notre quincaillerie spéléo (il faut bien manger !).

Nous arrivons à Samoëns vers 20 h et croisons Clément, Cécile, Cyril, Thomas et Stéphane sur le parking. Ils entament la montée avant nous et nous les retrouvons au refuge en compagnie de Patrick et ses filles. Histoire de bien commencer le weekend nous montons prendre la première mousse au « grand » refuge du Folly. « Coucou Constance ! Como esta ?? »

Nous nous apprêtons à monter la tente quand un Xa un peu pressé passe à coté de nous « Eh Xa salut !! …non …?! bon ok… » Il veut parler à Patrick de toute urgence. Nous apprenons l’accident d’Ourson et très vite tout se met en marche autour de nous. Clément prend en main les appels, les autres essaient de rassembler ce qu’il faut (bouffe, bougie, survie,…). On veut aider et en même temps ce n’est pas facile de trouver « son rôle ». Je regrette de ne pas avoir pris mon matos…. Je pars avec l’équipe de secours composée de Clément, Cyril, Thomas, Anto, Stéphane, Xa, Adam et moi. La suite est maintenant connue de tous. A l’arrivée nous voyons une lumière et entendons le cri traditionnel suivi de « c’est bon, tout va bien ! ». Sacré Ourson ! Au moins, nous aurons fait une bonne rando nocturne.

 

Par Fred A, Montée au camp :

C’est la semaine du 14 juillet et le traditionnel camp à Samoens!

Pour une fois je ne suis pas encore en vacances et je profite du pont pour programmer quelques jours en covoiturant avec Fred D. et Xavier L.

Un contretemps de Fred D. nous permet de passer astucieusement au delà de la perturbation de début de semaine pour arriver avec le dégel vendredi midi au lieu de jeudi comme initialement prévu.

L’arrivée sur place est magique, les sommets sont encore blancs de neige fraiche, les névés craquent sous les chaussures et le lac des chambres niché entre le prolongement du Criou et le massif de la Couarra nous offre le spectacle d’une plaine gelée !

Au bivouac ne subsistent que la tente de Christophe et 2 carrés verts témoignant un pliage récent de tente. C’est une première pour moi qui n’était jamais monté dormir ici. Comment dire ? Déjà au refuge du Folly je trouvais le panorama grandiose mais alors là, je n’ai plus de mots ! Bivouac tout confort avec les réserves cachées dans le B6 (bouffe, bouteilles de gaz, flotte, bouteilles de gaz, cordes, bouteilles de gaz, tient un fut de 5 l de Jeanlin (merci Gaé ! mais non nous n’avons pas osé y toucher…) et vous aurez compris qu’il est inutile de monter des cartouches de gaz), le frigo à 10 m des tentes et la pelouse pour les tentes.

Un peu plus tard arrivent Christophe et un couple de parisiens sympas Guillaume et Marina qui ont entendu parler du camp lors d’un stage biospeleo avec Bernard et Josiane. Nous partageons les emplacements avec une famille de randonneurs venue profiter du bivouac entre 2 étapes.

Vendredi cool donc avec une bonne soirée à profiter des bières, bouteilles de vin et flasque de Whisky histoire de résister à la nuit plutôt frisquette dés que le soleil disparait. Vers 22 h nous voyons de loin Xav sortir du V11 où il faisait de l’artif avec Guillaume. Nous ne comprenons pas ce qu’il dit et nous voyons sa lampe s’éloigner. Pensant que tout va bien nous nous couchons comme des poules à 23 h en mettant nos téléphones sur mode avion pour économiser les batteries et nous nous endormons dans le froid (il va geler) sans se douter qu’un secours est en cours à 20 min de nous!

 

Samedi 16 juillet

Par Fred A, traversée V11 – V6 :

Nous apprenons ce matin que Guillaume s’est déboité l’épaule lors d’un mouvement de progression et que Xav est sorti seul chercher du secours au refuge. Les tentatives pour nous joindre après 23 h ayant échouées sur les portables éteints, ce sont ceux d’en bas qui sont venu à la rescousse. Heureusement entre temps Guillaume a réussi à se remettre l’épaule plus ou moins en place et est sorti par ses propres moyens, plus de peur que de mal, mais il redescendra quand même le lendemain pour consulter, la douleur restant présente.

Samedi le dégel s’amorce, les sommets se déshabillent, l’eau ruisselle et nous décidons de faire la classique traversée V11-V4/V6 qu’au camp avancé seul Fred D. connaît. Christophe préfère plier sa tente, ranger ses affaires tranquille et aller attendre l’équipe du bas…

Pour ma part je n’ai parcouru que l’aval du JB et quelques entrées de l’amont. Quant aux autres, c’est leur première au JB. Nous entrons dans le V11 un peu avant midi et ressortirons de cette belle traversée 6 h plus tard (une première pour Marina, nous dira t’elle toute contente à la sortie). Deux petites erreurs d’itinéraire nous aurons permis de visiter quelques branches et de se rendre compte du côté labyrinthique de l’endroit, aussi un beau détour dans la salle de l’Echo avec sa cascade de 60 m et une visite à la rivière qui crachait bien. Au passage, nous voyons des excentriques localisées, assez rare dans un JB pas spécialement concrétionné.

Le soir Guillaume et Marina redescendent et nous restons tous les 3 pour faire une petite prospection du côté de l’entrée la plus haute le C37 sur un coin où je n’étais jamais allé, qui donne vraiment envie de se faire un jour une bonne randonnée style tour des dents blanches. Je pointe une ou deux crevasses intéressantes qui ne semblent pas numérotées et nous profitons d’un coucher de soleil digne d’un fond d’écran.

Dur boulot ensuite de vider les derniers liquides agrémentés de tortillas et rillettes généreusement laissées par Christophe.

 

Par Xav, organisation des autres sorties et traversée bis du V11-V6

La veille, ayant les genoux fatigués par une course en montagne (allez savoir pourquoi…), j’avais laissé mon matos à l’entrée du V11 avec l’idée d’aller gratter les D39 et D40, cavités à courant d’air qui sont à revoir et qui peuvent donner de chouettes prolongements.

Malgré l’heure tardive de coucher (3 h 30), nous sommes presque tous debout à 9 h. Il y a du monde au refuge et tout le monde me saute dessus pour savoir ce qu’il y a à faire (même si je radote dans mes emails en décrivant les objectifs qui me semblent intéressants), qu’est-ce qu’il y a comme matos disponible,… Comme le camp n’a pas ou peu été préparé, c’est le bordel au niveau équipes et surtout matos : le Jarjattator est mort et a été redescendu dans la vallée, ce qui annihile toute vraie sortie de désobstruction musclée. Le seul adaptateur Hilti potable qui nous reste est au camp du B19, mais la seule batterie 36 V disponible est quant à elle au refuge… Et suite à l’accident d’Ourson, le perfo Hitachi, ainsi que les deux batteries 12 V ont été laissés dans la galerie des Oubliés dans le JB, avec tout le matos d’artif… Nous n’avons qu’un seul matériel d’artif, et surtout qu’un seul matos topo (j’avais pourtant suggéré que le second matos du club soit monté…), ce qui limite le nombre de sorties d’exploration à l’extraordinaire chiffre magique : 1…

Finalement, deux équipes se dessinent quand même :

  • Julien, Adam, Marcin et Wendy montent au camp chercher l’adpatateur Hilti, puis entrent par le V11 pour aller casser le caillou qui bloque l’accès à la suite de l’amont du méandre des Crawleurs. Ils trouvent facilement l’accès au méandre, mais galèrent pour le remonter. Ils trouvent certains passages limites sans équipement. Le caillou est effacé à la paille, mais ils continuent l’exploration uniquement sur 10 m, avec arrêt sur méandre impénétrable. Le matériel topo était avec eux, mais devant le peu d’intérêt de la première, ils décident de ne pas lever la topo. Ils reviennent au refuge vers 23 h.
  • Arnauld et Clément vont dans le V11 chercher le matos laissé par Ourson, puis redescendent au V4bis où ils entrent sous terre avec Laurence. Ils filent au sommet du puits Alain pour accéder en escalade au départ en rive ouest. Ils équipent tout avec les mousquetons réservés à l’escalade en artificielle, et les laissent en place snas les remplacer par des maillons aciers. A quelques mètres de la sortie de l’escalade, ils arrachent la connectique du perforateur (la sécurité, à savoir le petit ficellou accroché au fil qui doit être clippé à la sacoche de la batterie n’avait pas été mis…), et doivent donc arrêter leur escalade. Il faudra revenir (rapidement pour récupérer les mousquetons avant qu’ils ne lèprent), le départ est motivant.

Ourson descend dans la vallée avec Patrick et ses filles pour aller faire un check-up à l’hôpital.

J’apprends aussi que Thomas, Stéphane S., Cécile et Cyril doivent aller faire la traversée V11-V6 avec Fred D. Mais ce dernier leur dit par téléphone qu’il ne les attendra pas à l’entrée du V11… Dommage, ils doivent soit trouver un autre guide, soit abandonner l’idée de faire la traversée… Estimant que les personnes connaissant le massif doivent transmettre la connaissance du réseau et donner envie à de nouvelles générations de continuer notre travail d’exploration, j’abandonne à contrecœur mon projet d’aller gratter sur la zone des D et me dévoue à les guider. J’y mets une seule contrainte, être au refuge pour l’apéro et la fondue ! Du coup, Constance nous accompagne aussi. Nous entrons sous terre vers 13 h 30. La descente est plus rapide que la veille, mais malgré les pauses pour raconter l’histoire de la cavité et des anecdotes, j’ai l’impression de trainer et d’attendre constamment. Mais nous sortirons 3 h 30 après être sortis, sans avoir eu l’impression de courir et en ayant jeté un œil au collecteur en petite crue.

 

Par Lulu, balade vers le lac :

N’ayant pas de matos spéléo, Anto et moi partons en randonnée. L’objectif est le col des chambres, voir plus. Nous partons tous les deux accompagnés d’un grand soleil. La montée jusqu’au lac est tranquille. Je sens quand même la randonnée nocturne de la veille dans les jambes. Nous mangeons au dessus du lac. Nous décidons alors de bifurquer vers les crêtes. Après une petite grimpette nous tombons sur une languette de neige percée d’un joli trou d’environ 1 m de diamètre. Ni une ni deux, Anto se jette dedans pour faire de la désob. Ça à l’air soufflant. Après une bonne heure et demie de grattage et plusieurs jets de grosses pierres nous reprenons la route. Bien entendu nous avons pris les coordonnées GPS. Le trou se situe près du D7 et du D8. Nous passons faire un coucou aux Vulcains du camp (Fred A., Fred D. et Xavier L.) et redescendons pour la conviviale fondue estivale (bière oblige).

Le soir, nous nous retrouvons tous pour une fondue sur la terrasse du refuge.

 

Dimanche 17 juillet

Clément, Arnauld et Thomas partent en matinée au fond du BA6 changer la vieille ligne de tir et effectuer le tir préparé par Ourson en début de camp. TPST : 2 h.

Même si certains vont se balader au dessus du lac ou sur le plan du Velar, nous passons la journée à plier le camp, ranger le refuge, se raconter nos dernières anecdotes, puis à descendre dans la vallée.

Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.
Frédéric AFrédéric A.
Clément BClément B.
Guillaume CGuillaume C.
Stéphane LStéphane L.
Gaëtan PGaëtan P.
Xavier RXavier R.

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